Savoir-faire et savoir-être : faites-valoir vos compétences en entretien de recrutement

La Rédaction • mis à jour le
DOSSIER : L'entretien d'embauche dans la fonction publique

Préparer l'entretien de recrutement consiste d'abord à réfléchir à la meilleure manière de présenter vos compétences : savoir, savoir-faire et savoir-être. Comment les identifier et les faire valoir ? Suivez le guide !

Compétences

Nombre de référentiels de métiers de la fonction publique,  parmi lesquels nos fiches métiers, développent les compétences nécessaires pour exercer chacune des professions recensées. Ces compétences peuvent être classées en trois grandes catégories.

  • Le savoir (ou les connaissances) : il s'agit des grands domaines de savoirs théoriques à maîtriser pour exercer un emploi donné.
  • Le savoir-faire (ou les compétences opérationnelles) : capacité, éprouvée par la pratique, à réaliser concrètement une tâche.
  • Le savoir-être (ou compétences comportementales) : qualités personnelles requises pour exercer l'emploi (exemples : capacité d'écoute, sens de l'initiative, du travail en équipe°.

Ces compétences peuvent aussi être classées en deux catégories, suivant une conception anglosaxonne: les "hard skills" des "soft skills". Les premiers recouvrent les notions de savoir et savoir-faire, les secondes celles du savoir-être. Ces termes sont de plus en plus souvent utilisés dans le management. Effet de mode, posture ? Peut-être pas (lire encadré en bas de page).

 

Faire valoir mon savoir-faire en entretien 

Le savoir-faire, c’est l’ensemble des compétences pratiques que vous êtes à même de mobiliser pour exercer vos fonctions. C’est votre maîtrise technique dans votre domaine d’expertise. Bref, c’est votre faculté de mettre en œuvre votre expérience et vos connaissances acquises lors des études et formations. 

Comment identifier ces compétences ?

Pour les lister, posez-vous la question : que sais-je faire dans mon domaine d’action ?

  • Je sais manager une équipe de collaborateurs
  • Je sais planifier un événement interne
  • Je sais analyser les situations de difficultés rencontrées par les enfants et proposer les réponses adaptées (domaine de l'éducation et de la formation)
  • Je sais participer à la mise en oeuvre d'activités de recherche
  • Je sais présenter une activité de manière synthétique et valorisante (management), etc.

Listez ainsi l’ensemble de ce que vous savez faire, au gré de votre inspiration, dans un premier temps, en précisant chaque fois une (ou plusieurs) expérience en lien avec ce savoir-faire.

Puis, relisez-vous et classez ces compétences par domaines d’intervention.

Comment les mettre en avant ?

Lors de l'entretien, vous n'oublierez pas d'illustrer telle compétence opérationnelle par l'une des expériences que vous aurez pris soin de noter. 

 

Faire valoir mon savoir-être lors de l'entretien

Le savoir-être est plus difficile à exprimer. Il vous faut faire preuve de lucidité sur vous-même. Quelles sont vos valeurs, votre attitude et votre comportement au travail ?

Comment identifier ces compétences ?

Vous devez identifier les qualités personnelles et comportementales dont vous faites preuve au travail (bon relationnel, capacité à travailler en équipe, écoute).

Si vous peinez à vous auto-analyser, n’hésitez pas à interroger vos anciens collègues ou supérieurs hiérarchiques, afin de déterminer comment ils vous perçoivent. Car le savoir-être désigne les compétences que l'on n’apprend pas à l’école mais que l’on met en oeuvre tous les jours, parfois même sans en être vraiment conscient. C’est, en bref, la manière dont vous réagissez dans votre environnement professionnel.

Pour lister vos capacités en matière de savoir-être, posez-vous par exemple ces questions :

  • Suis-je curieux, empathique, agile, autonome, directif, autoritaire?
  • Ai-je le sens de l’initiative, du détail, de la ponctualité ? Etc.

Pour vous aider, voici quelques-uns des domaines qui vous permettront d’évaluer vos capacités et votre personnalité au travail :

Travail en équipe

  • Suis-je bienveillant ?
  • Est-ce que j'apprécie la vie en groupe ?
  • Suis-je attaché au sens commun ?
  • Suis-je ouvert à la discussion, au dialogue ?

Curiosité

  • Suis-je enclin à m'informer sur l’organisation du travail dans mon service ?
  • Suis-je capable d’affirmer mes positions ?
  • Suis en mesure de développer un point de vue personnel, d'assumer et d'argumenter mes choix ?
  • Suis capable de reconnaître mes limites ?

Capacités d’investissement et d'innovation

  • Suis-je capable de prendre des décisions et de les assumer ?
  • Quel  est mon potentiel d’investissement dans un projet ?
  • Suis-je capable de prendre du recul ? 
  • Suis-je en mesure de proposer des alternatives dans le cadre d’un projet ? Etc.

Comment les mettre en avant?

Pour chacune de ses qualités, trouvez des exemples qui les illustrent dans votre expérience professionnelle. Là, aussi, notez-les soigneusement : ils vous seront précieux lors de l'entretien de recrutement ou avec le jury lors de l'épreuve orale d'un concours. J.K.

> Lire aussi : Serious game, nouvelle méthode de recrutement

"Hard skills" et "soft skills" : qu'est-ce que cela veut dire ?

Les "hard skills" englobent le savoir et le savoir-faire, et les soft skills, ce qui relève du savoir-être. Celle approche dualiste des compétences appartient à la culture anglosaxonne qui accorde moins d'importance aux diplômes que la culture française notamment.  Or, dans le milieu du management et des ressources humaines, cette vision binaire est de plus en plus partagée, à travers l'emploi des termes "hard skills" et "soft skills". Elle apparaît souvent souvent dans un discours qui tend à survaloriser les "softs skills".

Pour simplifier, on nous raconte que pour être recruté ou garder son emploi, il n'est pas nécessaire d'avoir des tonnes de diplômes, mieux vaut avoir "bon caractère" (gentil, enthousiaste, motivé, communicatif, positivement "influenceur"). On assisterait même à l'émergence d'un nouveau métier dans l'entreprise: une sorte d'ambianceur d'open-space, qui créerait de la convivialité pour stimuler la productivité de l'équipe. Un nouveau job? Pourquoi pas !  Mais n'y a-t-il pas quelque chose de terrible dans cette nécessité d'un animateur de service pour donner aux salariés le goût de travailler, la capacité de se supporter les uns les autres ?

Cette vision des compétences "à l'américaine" ne doit pas non plus faire oublier quelques réalités:

  • le diplôme préserve toujours du chômage,
  • le savoir reste essentiel pour lutter contre toutes formes de domination et de manipulation. 
  • pour qu'un salarié ou un fonctionnaire soit "heureux", "bien dans leur travail", certaines conditions objectives doivent être remplies. Les unes dépendent de lui, les autres sont à la main de l'employeur, comme le rythme de travail ou le salaire.

 

 

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