Scolarité dès 3 ans : 800 postes de plus dans les maternelles

DOSSIER : Les métiers de la petite enfance

L'instruction est désormais obligatoire dès l'âge de 3 ans. D'où la création de 800 postes dans les écoles maternelles pour accueillir environ 26.000 enfants supplémentaires, annonce le gouvernement. Les communes doivent ainsi recruter des agents territoriaux des écoles maternelles (Atsem), et du personnel pour l'entretien des locaux... 

Petite enfance

Dans son discours d'ouverture aux Assises de la maternelle à Paris, le 27 mars 2018, le président Emmanuel Macron a annoncé que l'instruction sera obligatoire dès l’âge de 3 ans dès la rentrée scolaire 2019. Jusqu'alors, et depuis 1959, cette obligation concernait tous les enfants de 6 ans (entrée au CP) à 16 ans. 

On donne un signal extrêmement important; c'est aussi une reconnaissance des missions et des personnels de l'école maternelle [ministère de l'Education]

800 postes en plus dans les maternelles : des recrutements, mais dans quels métiers ?

Le gouvernement prévoit la création de 800 postes supplémentaires dans les écoles maternelles, sans préciser la répartition géographique de ces derniers. 

Enseignants, Atsem, animateurs du périscolaire et personnel d'entretien 

Rien d'officiel encore sur les métiers concernés par les recrutements. Mais il s'agira vraisemblablement d'agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) et de personnel pour l'entretien des locaux. Emmanuel Macron a d'ailleurs souligné et salué, lors des Assises de la maternelle, le rôle essentiel des Atsem, dont le métier a récemment été revalorisé.

Aujourd'hui, la plupart des Atsem sont des agents contractuels des collectivités territoriales. Les créations de postes liées à l'obligation d'instruction dès 3 ans pourrait accélérer la titularisation des Atsem contractuels, mais rien n'est encore décidé.

On rappelle que pour devenir Atsem fonctionnaire, il faut réussir un concours (concours interne pour les agents publics, concours externe sinon). Et que la formation du CAP Petite enfance, récemment réformée, est une bonne préparation à ce concours. 

>> Lire Le CAP Petite enfance, un bon plan pour qui ?,

>> Consulter la fiche synthétique du concours externe Atsem

Par ailleurs, si, comme le dit le gouvernement, un certain nombre d'enfants de 3 ans scolarisés ne fréquentent l'école que le matin, une obligation de fréquentation portant sur la journée entière impliquera de recruter des animateurs périscolaires,  pour s'occuper des petits l'après-midi. Ces animateurs sont également recrutés et rémunérés par les collectivités territoriales. Là encore, il s'agit souvent d'emplois sous contrat, souvent à temps non complet.

 

Où, en France, ces postes seront-ils créés ? 

Il est encore bien trop pour le dire. De fait, la quasi-totalité des enfants de 3 ans (97%) fréquent déjà la maternelle (données 2015-2016, derniers chiffres disponibles), selon la DEPP, le département statistique du ministère de l'Education. La scolarisation obligatoire à 3 ans implique donc la prise en compte des quelque 3% restants,  soit 26.000 enfants environ. 

Le taux de scolarisation des enfants de 3 ans varie suivant les territoires. De 87% en Corse et un peu supérieur à 93% à Paris, ce taux est plus faible en outre-mer. Il frôle 70% en Guyane et à Mayotte. Et dans les zones où l'école maternelle n'est pas jugée indispensable, ce taux peut être encore bas. 

Logiquement, c'est dans les territoires où les taux d'inscription sont les plus faibles que ces postes seront créés.

 

Rappel - Le taux de scolarisation des enfants de 3 ans est le rapport entre le nombre d’élèves de 3 ans et le nombre estimé d’enfants du même âge. La population des enfants de 3 ans dans un département à la rentrée 2019 est estimée par le vieillissement des naissances domiciliées de l’année 2016 et en faisant l’hypothèse que les taux de mortalité par âge et les soldes migratoires départementaux restent constants. 

Charge financière de l'instruction obligatoire dès 3 ans : les collectivités territoriales s'interrogent

Les élus des collectivités territoriales se disent ravis de voir l'école maternelle enfin reconnue à sa juste valeur, symboliquement... Mais ils interrogent le gouvernement sur la répartition de la charge financière qui risque de peser pour l'essentiel sur elles. D'autant plus, que ce coût pourrait se révéler beaucoup plus élevé, sauf modification de la loi Debré de 1959 sur les écoles privées sous contrat. Cette loi prévoit en effet que les municipalités participent dans les mêmes proportions aux frais de scolarité pour les enfants de leurs communes, qu’ils soient dans des écoles publiques ou privées sous contrat.Jusqu'à présent, le forfait communal couvrant les frais de fonctionnement des écoles privées ne concernait pas les écoles maternelles privées sous contrat. Mais qu'en sera-t-il demain? > Sur ce sujet, lire Instruction obligatoire dès 3 ans: à quoi doivent s'attendre les communes? sur le site de LaGazette.fr 

 

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J.K.

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