Le CAP Petite enfance "nouvelle formule", un bon plan pour qui ?

Séverine Cattiaux • mis à jour le
DOSSIER : Education, formation, recherche

Le CAP Petite enfance est mort. Vive le CAP Accompagnant éducatif petite enfance (CAEPE) ! Ce diplôme couronne une formation revue et corrigée, centrée sur le lien à l'enfant. Sa cote va monter sur le marché du travail. Dans quels cas, ce CAP est vraiment un bon plan pour (re)trouver un emploi?

école maternelle - petite enfance - Atsem

Le "CAP petit enfance" devient l'accompagnant éducatif

Le CAP Accompagnant éducatif petite enfance remplace le CAP Petite enfance. Ce diplôme sanctionne une formation nettement améliorée qui fait de l'accompagnant éducatif l'interlocuteur par excellence des touts-petits et de leurs parents. Le professionnel du lien avec le petit enfant. 

Cette refonte valorise ce CAP, dont la cote va monter auprès des employeurs ! C'est en tout cas l'un des principaux objectifs de la réforme. Comme le dit Sylvie Maquin, de l'Education nationale, la réforme a pour objectif de rendre les lauréats "plus employables".

Comme son prédécesseur, le CAP Accompagnant éducatif petite enfance (AEPE) permet de postuler auprès des collectivités territoriales sur un poste d'agent social (catégorie C), sans concours au premier grade. Or, les collectivités territoriales recrutent régulièrement des agents sur le statut d'agent social dans le domaine de la petite enfance, y compris des candidats qui ont une formation d'animateur ou d'éducateur de jeunes enfants, mieux cotée que celle de l'ancien CAP Petite enfance.

 

Crèches : accompagnant éducatif, une place à affirmer dans les structures d'accueil collectif

Logiquement, le CAP Petite enfance revisité et rebaptisé CAP Accompagnant éducatif petite enfance devrait limiter la concurrence d'autres diplômés de la petite enfance, celle des auxiliaires de puériculture notamment, souvent préférés par les employeurs aux CAP Petite enfance dans les structures collectives d'accueil de jeunes enfants. 

Coprésidente de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants (FNEJE), Véronique Jacquet cite la Ville de Paris, qui n'est pas un cas  isolé : "Paris veut protéger les auxiliaires de puériculture et intègre peu de CAP Petite enfance. Ces derniers sont cantonnés à des tâches subalternes."

Toutefois, le regard des employeurs devrait évoluer, et le CAP Accompagnant éducatif devrait redorer le blason de ces professionnels, "bien plus au contact des enfants que les éducateurs spécialisés, qui, eux, font en outre du management", tient à souligner Sandra Onyszko, de la Fédération nationale des associations de famille d'accueil et assistantes maternelles (Ufnafaam).

Animateurs dans les centres de loisirs : un CAP "petite enfance" incontournable

Les collectivités territoriales recrutent souvent et régulièrement des animateurs pour leurs centres de loisirs. Il s'agit principalement d'emplois contractuels. Dans tous les cas, ces employeurs exigent du candidat qu'il possède le BAFA + le CAP Petite enfance (celui d'Accompagnant éducatif petite enfance demain, donc). Idem pour les éducateurs de jeunes enfants.

"Ce CAP fait la différence entre deux candidats", soutient Julie Marty Pichon, coprésidente de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants. 

 

Assistante maternelle : un CAP Petite enfance revalorisé qui tombe à pic!

Depuis quatre ans, le métier d’assistante maternelle à domicile (Asmat) fait moins recette. Certaines assistantes connaissent des périodes de chômage.

"Les Asmat ont une formation et un agrément, explique Sandra Onyszko, de l'Ufnafaam, mais les familles préfèrent l’accueil en crèche, même si elles pensent que la nounou offre un accueil plus individualisé."

Les assistantes maternelles peuvent aussi travailler dans les maisons d'assistantes maternelles (MAM) et les relais d'assistantes maternelles. La formation du CAP accompagnant éducatif arrive à point nommé pour professionnaliser les assistantes maternelles. Mais encore faut-il que leurs employeurs potentiels soient au courant de cette montée en compétences...

Le nouveau CAP Petite enfance, plus exigeant pour les assistantes maternelles, pourrait inverser la tendance en faisant remonter les offres d'emploi d'asmats.

 

Le CAP AEPE, un tremplin vers des métiers "petite enfance"plus qualifiés

Poursuivre ses études après le CAP Accompagnant éducatif

Le CAP Petite enfance revu et corrigé va constituer une bonne base à la prépa d'un bac pro, d'un BEP en formation continue. Il devrait se révéler particulier utile pour préparer le concours d’auxiliaire de puériculture, d’éducateurs de jeunes enfants, d'Atsem notamment. Ce CAP est utile avec le BAFA. Trois diplômes en cours de refonte également, et qui, eux, vont monter en gamme (salaires plus élevés à la clé). Or, c'est une tendance lourde, auxilliaire de puériculture et éducateurs de jeunes enfants restent des métiers recherchés par les collectivités territoriales.

Une formation précieuse pour préparer le concours d'Atsem 

Avec le CAP AEPE, les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) seront mieux outillés pour exercer leurs missions. Reste que le concours reste de mise pour être recruté comme fonctionnaire (un écrit sous forme de QCM et un oral devant un jury). Préparer le CAP d'encadrant éducatif petite enfance se révèle un bon plan pour se préparer au concours d'Atsem. 

Le hic est que les postes d'Atsem fonctionnaires sont rares. Nantes (Loire-Atlantique) intègre en moyenne de 12 à 14 Atsem titulaires par an sur concours. Selon Claude Rousselet, directrice emploi développement des compétences à Nantes Métropole. "Il y a énormément de postulants pour peu de postes. On annonce des départs à la retraite, mais qui sont décalés."

Récemment partie d’un jury, Sandra Onyszko renchérit : "On a recensé 2.500 candidats pour 30 postes !" Nantes puise en permanence dans un vivier d'agents temporaires qui ont le diplôme CAP petite enfance (environ 110 personnes).

Resserrant leurs effectifs, "beaucoup de villes redéploient leurs équipes et font passer le CAP Petite enfance en interne pour répondre à leurs besoins d’une Atsem par classe",  indique Véronique Maurin, responsable du développement de projets et d'actions de formation à l’Ifac. Quid de la possibilité pour les Atsem d’évoluer ? "La mobilité est très limitée" , constate Julie Marty-Pichon. Le nouveau CAP va-il lever les freins ? 

Aujourd'hui, on préfère embaucher des auxiliaires de puériculture que de CAP Petite enfance dans les structures collectives [Sandra Onyszko].

Un premier pas vers une requalification statutaire ?

Ce CAP reste toutefois un diplôme de niveau V, en bas de la liste des niveaux de qualifications de la nomenclature officielle. Donc, les salaires ne devraient donc pas beaucoup évoluer pour ce métier principalement exercé par des femmes...  Et ce n'est pas la rémunération qui suscitera des vocations masculines !

Les "accompagnants éducatifs petite enfance" des crèches relèvent toujours de la catégorie "personnels non qualifiés" dans la masse salariale des établissements d'accueil de jeunes enfants. Le "personnel qualifié" regroupe les auxiliaires de puériculture, les éducateurs de jeunes enfants et les encadrants. Ce personnel qualifié "peut faire les ouvertures et les fermetures de crèches", contrairement au personnel non qualifié, explique Véronique Jacquet, qui désapprouve cette "appellation peu valorisante, alors que ces titulaires du CAP Petite enfance ont pris la peine de préparer un diplôme". 

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CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L'AUBE

Responsable socio-éducatif (H/F)

Titulaire, Contractuel, CDD | 09/08/2019 | CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L'AUBE

CONSEIL DEPARTEMENTAL D'INDRE ET LOIRE
         

  

 

 

 

 

Au sein de la Direction de l’Autonomie (120 agents) dont les missions sont :

-d’assurer la convergence des politiques publiques en faveur des personnes en situation de perte d’autonomie du fait de l’âge ou du handicap, de fluidifier l’accès aux services et aux droits des personnes âgées dépendantes et aux personnes souffrant de handicap;

-de proposer une organisation de la direction et des services qui garantisse une mise en œuvre articulée des politiques publiques concernées;

-de garantir des modalités de gouvernance adaptées et évolutives aux politiques publiques conduites;

-de gérer les moyens humains dans une logique de gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences et les ressources financières dans un cadre renouvelé de contrôle de gestion.

 

Votre rôle s’articulera de la façon suivante :

 

1)    En tant que Directeur(trice) adjoint(e) à l’autonomie, (40% ETP) :

 

L’animation et pilotage : management organisationnel et gestion des ressources humaines :

 

-animer, coordonner et encadrer les services en charge de l’accueil, de l’instruction des prestations et de l’évaluation sociale et médico-sociale des publics relevant du champ personnes âgées et personnes handicapées,

-participer à l’équipe d’encadrement de la Direction Autonomie,

-définir des objectifs collectifs et individuels et évaluer les agents, anticiper les besoins en formation,

-participer à la procédure de recrutement des collaborateurs directs et l’évaluation professionnelle.

 

La mise en œuvre des politiques :

 

-organiser les secteurs d’activité relevant du poste et contrôler l’atteinte des objectifs,

-veiller à la cohérence de mise en œuvre des politiques publiques au profit des deux publics dans le domaine de l’accueil, de l’évaluation des situations et de l’octroi des prestations,

-organiser et optimiser les moyens dédiés à l’accueil et l’information des usagers relevant des champs personnes âgées et personnes handicapées, en lien notamment avec les Maisons Départementales de la Solidarité,

-développer une organisation unifiée de l’instruction des prestations qui prenne en compte les spécificités des deux publics,

-veiller au déploiement des outils informatiques liés au champ d’intervention et facilitant les échanges d’informations internes au Conseil départemental et entre le Conseil départemental et les partenaires,

-participer à la mise en œuvre du schéma départemental de l’autonomie sur le volet des personnes handicapées (enfants et adultes).

 

2)    En tant que Directeur(trice) du Groupement d’intérêt Public de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (60% ETP):

 

La MDPH (40 agents) est placée sous la tutelle administrative et financière du Conseil Départemental (Direction de l’Autonomie), offre un accès unique aux droits et aux prestations pour les personnes handicapées.

 

Vous piloterez et coordonnerez la stratégie de mise en œuvre des politiques publiques liées au handicap tout en déclinant des actions dans un esprit de service public.

Les missions s’articulent autour des axes suivants :

 

L’animation et pilotage : management organisationnel et gestion des ressources humaines :

 

-diriger les services du GIP en coordination et cohérence avec l'organisation de la collectivité et les orientations politiques préalablement définies,

-définir les besoins en effectifs et les compétences associées pour la direction,

-participer à la procédure de recrutement des collaborateurs directs et l’évaluation professionnelle,

-identifier les besoins de formation collectifs des services et les besoins individuels de ses collaborateurs directs,

-piloter et contrôler le dispositif hygiène, sécurité et santé au travail dans sa direction.

 

Pilotage et coordination budgétaire et financière :

 

-élaborer, contrôler et exécuter le budget spécifique du GIP,

-assurer la coordination budgétaire en lien la Direction de l’autonomie et le Secrétariat Général de la DGA,

-garantir la fiabilité et la sécurité des procédures budgétaires,

-conduire l'analyse financière prospective et élaborer et alimenter les tableaux de bord financiers.

 

La mise en œuvre de la politique liée au handicap sur le territoire départemental :

 

-coordonner la mise en place des outils informatiques dédiés au domaine d’activité (SI Harmonisé, Via Trajectoire, …),

-assurer le déploiement de la Réponse Accompagnée Pour Tous (RAPT),

-préparer la mise en place de la Maison Départementale de l’Autonomie,

-assurer la coordination territoriale des interventions en faveur des personnes handicapées,

-garantir l’accueil, l’information, le conseil et l’accompagnement des usagers,

-permettre l’accès aux prestations de compensation du handicap,

-assurer la gestion du fonds départemental de compensation du handicap,

-préparer et organiser la Commission des Droits et de l’Autonomie,

-préparer et mettre en œuvre les décisions des instances représentatives de la MDPH (COMEX, CT),

-évaluer la qualité du service rendu aux bénéficiaires,

-établir et mettre en œuvre les conventions de partenariat afférentes au champs d’activités,

-développer et maintenir des partenariats internes et externes efficaces (ARS, Etat, Education Nationale, CNSA…).

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Directeur(trice) adjoint(e) à l’Autonomie / Directeur(trice) MDPH H/F

Titulaire, Contractuel | 01/08/2019 | CONSEIL DEPARTEMENTAL D'INDRE ET LOIRE

VILLE D'AULNAY SOUS BOIS

Directeur/trice de multi-accueil collectif H/F

Titulaire, Contractuel | 08/07/2019 | VILLE D'AULNAY SOUS BOIS

VILLE DE SEDAN

DIRECTEUR-TRICE DE CRECHE H/F

Titulaire, Contractuel | 21/06/2019 | VILLE DE SEDAN

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