Hôpitaux publics : les 6 métiers qui recrutent en 2016

La Rédaction • mis à jour le
DOSSIER : Infirmier ou aide-soignant dans la fonction publique

Infirmier, aide-soignant, médecin, sage-femme, kiné et orthoptiste : ce sont les métiers de l'hôpital qui recrutent le plus en 2016 et qui recruteront encore dans les années à venir. Des métiers en tension pour lesquels l’offre est moindre que la demande. Suivez le guide !

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Infirmiers : toujours plus de postes

Les quotas de formation des infirmiers ont un peu baissé en 2015 (30 844 places). Mais selon le rapport de France Stratégie, Les métiers en 2022, les perspectives d’emploi pour ces professionnels sont "très favorables" :

  • 219 000 postes à pourvoir entre 2012 et 2022,
  • 92 000 créations nettes d’emplois.

Le métier d’infirmier est accessible en 3 ans d’études et l'on peut se spécialiser (puériculteur/trice, infirmiers anesthésiste, etc.).

De plus, avec la loi "santé" de janvier 2016, les infirmiers vont avoir de plus en plus de responsabilités. L’article 30 de cette loi consacre le statut d’infirmier en "pratiques avancées", également appelé "infirmier clinicien" : à l’issue d’études jusqu’au Master, il pourra effectuer consultations, diagnostics, ainsi que de nombreuses prescriptions.

Dans la fonction publique hospitalière, l'infirmier débute avec un salaire de 1 580 euros nets par mois (deux week-ends travaillés). En libéral, on est mieux payé, mais on travaille plus pour un revenu moyen de 4 300 euros mensuels environ((Source : Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts)).

Au total, 500 000 infirmiers exercent en France, dont moins de 100 000 en libéral. Avec le vieillissement de la population, leur nombre pourrait augmenter.

> Et si l’on échoue ? On devient aide-soignant !

Aides-soignantes : 233 000 postes à pourvoir

Si vous êtes au chômage, n’hésitez pas, c’est LE métier qui va embaucher dans les 5 ans à venir, avec 23 000 postes ouverts par an, jusqu’en 2022. Certes, c’est difficile, physique, fatigant, surtout à l’hôpital, en cancérologie ou dans les soins palliatifs (fin de vie). Mais la population vieillit et nous aurons de plus en plus besoin d’aides-soignants, nous allons tous finir vieux et… très malades !

L’aide-soignant, c’est celui qui prodigue des soins de prévention, de maintien, de relation et d’éducation à la santé pour préserver et restaurer la continuité de la vie, le bien-être et l’autonomie de la personne.

Parfois jugée peu attractive, cette profession assure néanmoins un revenu stable, et elle est accessible sans aucun diplôme. Mais gare à la concurrence : de plus en plus de jeunes aides-soignants sont surdiplômés. Beaucoup ont au moins le bac.

Les études ne donnent pas lieu à des quotas d’entrée en formation au niveau national. Ce sont les capacités d’accueil des instituts de formation d’aides-soignants (Ifas) fixées lors de leur agrément qui conditionnent le nombre d’élèves.

> Et si l’on échoue ? On peut toujours postuler auprès d'une maison de retraite, dans le secteur public ou privé, ou comme aide à la personne au service d’un particulier.

Orthoptiste : le petit métier qui monte, qui monte...

Bébé louche ? Il faut l’emmener chez l’orthoptiste ! Ce spécialiste de la rééducation des yeux pourrait lui changer la vie. Il s’agit, pour simplifier, du "kiné des yeux", chargé de la rééducation ou réadaptation de la vue Il soigne notamment les bébés atteints de strabisme, les grands aux yeux fatigués par les écrans ou les personnes âgées qui voient moins bien.

"Notre métier va devenir très attractif", assure Laurent Milstayn, président du Syndicat national autonome des orthoptistes. Ces professionnels sont formés en trois ans après le bac, au sein des centres hospitaliers universitaires, avec un numerus clausus original : il fixe en effet un seuil minimal d’étudiants à former plutôt qu’un nombre maximal. 396 places sont ainsi ouvertes au concours en 2016, qui devraient ensuite passer à 500).

Le  salaire d'un orthoptiste peut atteindre 3 500 euros  par mois, à condition de travailler de 50 à 55 heures chaque semaine. Et si l'on plante le concours, on peut toujours faire un BTS d’opticien…

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Sages-femmes : un suivi étendu

Les besoins sont considérables, au point que des sages-femmes étrangères exercent en France. Un pas serait franchi, si les maisons de naissance se développaient, avec des accouchements pratiqués par des sages-femmes libérales. Leur part, passée de 10 % à 25 % en quinze ans, devrait augmenter (salaire : plus de 2 000 euros par mois à l’hôpital). Et 2 % d’hommes seulement…

> Et si l’on échoue ? Le métier d’infirmière puéricultrice permet de travailler avec les bébés et au côté des sages-femmes dans les maternités. Il requiert une formation d’un an accessible  sur concours, à l’issue de l’école d’infirmière.

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Masseurs-kinésithérapeutes : les études revalorisées

Depuis 2015, du nouveau pour les "kinés" : l’intégration au système licence-master-doctorat (LMD), avec 4 années d’études après une année de licence. La loi Santé a dépoussiéré la définition de la profession, qui datait de 1946.

Les quotas de formation restent stables, avec 2 500 kinés en 2015. "80 % de kinés exerçant en libéral peinent à trouver des remplaçants.

Les revenus sont très variables : de 1 300 euros nets mensuels à l’hôpital public, à plus 3 500 euros en libéral.

> Et si l’on échoue ? On peut se tourner vers l’ostéopathie, mais les écoles privées pour se former à ce métier sont très chères.

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Médecins : plein emploi et moindre liberté ?

Il existe pour cette profession un numerus clausus (7 497 places de médecins en 2016), mais si vous réussissez votre première année commune aux études de santé (Paces), vous aurez du travail (jusqu’en 2030, le nombre de médecins devrait baisser, selon les prévisions de France Stratégie, dans "Les métiers en 2022"). Mais il y aura de moins ne moins de médecins généralistes libéraux qui exercent seuls, libres de choisir leur lieu d’installation.

Déjà, les jeunes médecins libéraux sont "plus souvent chirurgiens ou anesthésistes et moins souvent généralistes", indique une étude de l’Insee.

Avec la loi Santé 2016, le transfert de soins (de l’hôpital vers la médecine de ville) doit s’accompagner de la création de centres de santé, qui rémunéreront leurs médecins. Les spécialistes, eux,  seront probablement à l’avenir rassemblés dans les hôpitaux.

Les revenus sont très attractifs : les anesthésistes et les radiologues sont les mieux lotis, avec plus de 189 000 euros annuels déclarés [près de 16 000 euros par mois], deux fois plus que les dermatologues, les pédiatres ou les psychiatres, qui sont les spécialistes qui gagnent le moins", note l’étude de l’Insee.

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