Devenir conseiller en insertion sociale et professionnelle dans une mission locale

Séverine Cattiaux
DOSSIER : Les métiers du social

Le spécialiste de l'accompagnement des jeunes vers l'emploi a le vent en poupe. Les missions locales sont continuellement à la recherche de ces professionnels qui constituent les trois-quarts de leurs effectifs. S'ils oeuvrent pour le service public de l'emploi, les conseillers en insertion sociale et professionnelle n'en sont pas moins des salariés de droit privé.

Social

« Nous avons régulièrement besoin de conseillers dans les missions locales », déclare Sandrine Aboubadra-Pauly, déléguée générale de l'Union nationale des missions locales (UNML). En raison d’une amplification des mesures en direction des jeunes ces dernières années, le nombre total de postes de conseiller en insertion sociale et professionnelle a beaucoup augmenté. Ils sont 9000 conseillers en 2021 contre 7000 en 2017.

Depuis mai 2021, les missions locales renflouent les rangs pour mettre en œuvre le nouveau dispositif « 1 jeune, 1 solution » et remplir l'objectif de doubler de 100 000 à 200 000 en 2021, les bénéficiaires de la « garantie jeunes ». Les conseillers en insertion ne sont pas si nombreux sur le marché de l’emploi. Car, outre les Missions locales, le service de Pôle emploi et les associations et entreprises d’insertion font également appel à ces professionnels. Ce qui amène la déléguée générale à parler de métier en tension.

Les conseillers en insertion sociale et professionnelle sont recrutés partout sur le territoire, à la faveur d’un réseau des 435 missions locales se déployant en 6800 lieux d’accueil et de permanence en France métropolitaine et dans les Dom Tom. Ils informent, orientent et accompagnent les jeunes de 16-25 ans (environ 1,5 million jeunes chaque année). Leur objectif :  les aider à trouver un emploi ou une formation.


"Un bon conseiller a des appétences pour les questions sociales et économiques, il est en empathie avec les jeunes qu’il doit bien connaître et apprécie le travail en équipe", déclare Sandrine Aboubadra-Pauly, délégué générale de l'Union nationale des missions locales.

Le savoir-être avec les jeunes est une compétence certaine, il faut trouver un juste positionnement [Sandrine Aboubadra-Pauly, délégué général de UNML]

Conseiller référent : un suivi des jeunes sur la durée

Un conseiller est un professionnel bien organisé : il est en effet le conseiller "référent" de plusieurs dizaines de jeunes en file active (nombre de jeunes ayant eu recours à lui au moins une fois par an).

Lors de la première rencontre avec un jeune, il fait le point — avec lui — sur sa situation sociale, personnelle et professionnelle. Il commence à ébaucher— avec lui — un projet professionnel, qui s’affine au fil des mois.

"Le savoir-être avec les jeunes est une compétence certaine, il faut trouver un juste positionnement", considère Sandrine Aboubadra-Pauly. Au fil de leurs rendez-vous, le conseiller guide le jeune dans ses choix et ses démarches, répond à ses questions, le conseille, l’oriente vers telle formation.

Recherche de logement et accès aux droits

Le conseiller d'une mission locale accompagne également certains jeunes dans leur recherche de logement, d'autonomie en termes de mobilité, dans leurs démarches administratives pour accéder aux soins, car certains jeunes se trouvent dans des situations sociales assez critiques, sans couverture sociale ou domicile, ils souffrent parfois d’un handicap. Le conseiller joue alors le rôle de médiateur, et contacte, si besoin, les assistantes sociales, la CAF, les centres sociaux, les bailleurs, les associations d'hébergement d'urgence… "Mais tous les jeunes ne cumulent pas tous ces problèmes !" tient à rassurer Sandrine Aboubadra-Pauly.

De l’animation de groupes à la visite d’entreprises

Outre les entretiens individuels qu’il mène, le conseiller anime aussi des temps collectifs sur des sujets variés : la rédaction de CV, les métiers des secteurs en tension (pourvoyeurs d’emplois) qui pourraient intéresser les jeunes, etc.

Le conseiller n’est pas rivé à son bureau, il est amené à accompagner un jeune sur une formation spécifique, à rencontrer des chefs d’entreprise afin de préparer des contrats d’alternance. Maintenir le contact avec les entreprises lui permet aussi d’avoir une vision fine du bassin d’emploi local.

« C’est un métier où les défis sont sans cesse renouvelés pointe, par ailleurs, la directrice déléguée, au gré des dispositifs que lance l’Etat [tels : le parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie, la garantie jeunes nldr]» et que les missions locales ont la tâche de mettre en œuvre. A charge aux conseillers de proposer les parcours d’aide, qui conviennent aux jeunes. Comme les dispositifs évoluent au fil du temps, le conseiller a le devoir d’être constamment en veille et de se former régulièrement.

Profils et formations des conseillers des missions locales

Les conseillers sont recrutés à bac +2 minimum. Leur parcours sont très hétéroclites : formateurs, éducateurs/trices spécialisé(e)s, salarié(e)s du privé (moniteurs/trices d’auto-école reconvertis, entrepreneurs, etc.), assistantes sociales, responsables RH… "C’est ce qui fait la richesse de nos équipes", souligne Sandrine Aboubadra-Pauly.

Les conseillers sont embauchés en CDI ou en CDD par le ou la directrice des missions locales. 85% d’entre eux décrochent un CDI.

Depuis le 15 octobre 2021, le distinguo entre les conseillers de niveau 1 niveau 2 est devenu caduque. Les niveaux de rémunération vont dépendre des compétences mises en oeuvre par les conseillers. Cette nouvelle approche était demandée par les professionnels qui aspirent à pouvoir plus aisément faire évoluer leurs missions.

Carrières et salaires des conseillers des missions locales

Les conseilleurs travaillent au sein d’une équipe constituée de chargés d’accueil, de chargés de mission, d’animation, de responsables de secteur, d’un directeur ou la directrice.

Plus de 80 % des missions locales sont des structures associatives de 10 à 50 salariés de droit privé, régis par une convention collective. Les conseillers forment 70 % des effectifs d’une mission locale. Les conseillers d'insertion peuvent évoluer vers le métier de responsable de secteur.

Dans les offres d'emploi requérant entre 0 à 2 ans d'expérience, le salaire tourne autour de 1923 euros brut par mois.

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