Cherche ingénieurs et professionnels du numérique désespérément

La Rédaction • mis à jour le
DOSSIER : Les métiers de l'informatique

Les ingénieurs sont très recherchés, non seulement par les municipalités, les métropoles et les ministères, mais aussi par l’armée, la police  et la gendarmerie nationale.

Informatique, data

Le plus gros volume de recrutements concerne les développeurs, programmeurs et ingénieurs informaticiens, mais le secteur public est aussi à l’affût de profils plus spécialisés, tels que

Ces fonctions réclament un niveau de formation élevé: bac+5 (master2), avec une expérience dans un poste lié à la sécurité.

A noter que la concurrence est forte avec le secteur privé. Le nombre d'emplois dans les métiers de cybersécurité ne cesse de croître. Les informaticiens seraient d'ailleurs "dans l'absolu" intéressés par une spécialisation dans ce domaine.

La Bretagne s'affirme comme le fer de lance de la cybercurité, avec le Pôle d’excellence cyber créé en 2014 par le ministère de la Défense et la Région Bretagne. Cette association fédère des acteurs de la recherche, de la formation et de l’industrie pour contribuer à développer la filière cyber française et la promouvoir à l’international. L’Université de Bretagne sud (UBS) est la seule, à ce jour, à proposer un  Master (niveau bac+ 5)", Cybersécurité des systèmes embarqués", dédié à la conception et l’étude mixtes 'logiciel-matériel' (software-hardware) de systèmes embarqués sécurisés.

> Lire aussi : Une armée 3.0 et 2.600 militaires à la cyberdéfense 

 

Community managers et responsables open data

A l’échelle locale, les collectivités territoriales scrutent les profils de community managers et de responsables de l’open data. Ces fonctions sont ouvertes à des informaticiens, des ingénieurs et des statisticiens de niveau bac+3. L’usage de la data relève le plus souvent de la direction des services informatiques, du pôle communication et, plus rarement, d’un service innovation rattaché à une direction économique.

Ainsi, trois profils différents se partagent la mission data dans les petites et moyennes communes :

  • des cadres déjà sensibilisés à l’informatique,
  • des chargés de mission
  • ou des directeurs informaticiens.

A l’échelle nationale, la police et la gendarmerie recrutent, elles aussi des profils d’informaticiens et d’experts du réseau. Le ministère de l’Intérieur, qui ne gère pas la seule sécurité, recrute dans une large palette de métiers:

> Lire aussi : Devenir data scientist ou chief digital officer 

 

Sécurité des systèmes d’information

Pour les candidats désireux de mettre leur expertise au service de la défense nationale, les débouchés existent, mais réclament un haut niveau de spécialisation. 

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), qui comptait 500 agents en 2015 et 600 en 2018, continue d'embaucher en 2019.

Parmi les postes recherchés, on trouve

Job dating à l’Anssi

A l’occasion des rentrées universitaires, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information organise chaque année un job dating dans ses locaux. « Cet évènement permet aux étudiants de rencontrer des experts des différentes spécialités de la cyber et aux agents de s’entretenir avec des potentiels stagiaires et des jeunes diplômés qui pourraient intégrer l’Agence » précise l’un de ses représentants. Les offres de stage proposées concernent : les problématiques systèmes et réseaux, le développement applicatif et les problématiques de sécurité sur composants. Pour en savoir plus, consultez le site de l’agence 

 

 

Postes recherchés par le renseignement militaire

Dans les quatre prochaines années, la Direction du renseignement militaire va offrir plus de 50 postes, situés à Paris et à Creil, destinés à du personnel militaire et civil de niveau bac+3.

Les domaines sont les suivants :

  • l’analyse du renseignement,
  • la géomatique
  • et la recherche dans le cyberespace.

Les profils recherchés pour occuper les postes d’analystes du renseignement doivent détenir un master2 (sciences politiques, géopolitique, histoire), avec, de préférence, une spécialisation sur une zone géographique d’intérêt stratégique. Des compétences linguistiques en lien avec la zone étudiée sont évidemment préférables.

Les candidats au profil plus scientifique trouveront des débouchés dans les domaines des systèmes d’armements, des télécommunications et du cyberespace. La maîtrise de l’anglais est incontournable.

La Direction du renseignement militaire recrute aussi des analystes en "géo-intelligence". Ceux-ci sont chargés de la collecte, du traitement et de la diffusion des données géographiques. L’accès à cette fonction réclame, au minimum, une licence en géographie, géopolitique ou géomatique.

> Lire aussi : Le renseignement militaire recrute des spécialistes data

 

Investigateurs dans le cyberespace !

La veille et l’investigation dans le cyberespace font référence à un métier qui "monte". Ces enquêteurs d’un nouveau genre conduisent la recherche et la collecte des informations disponibles en sources ouvertes sur les réseaux numériques. Ils doivent détenir des connaissances relatives aux techniques et outils de recherche sur internet.

Le passeport pour accéder à cette fonction est un Master en intelligence économique ou en analyse stratégique. La recherche avancée dans le cyberespace devient, elle aussi, une expertise recherchée. Les experts de la recherche avancée ont pour mission d’assurer des investigations approfondies sur le recrutement de profils dans l’univers numérique ! 

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