Chef de projet smart city en collectivité

La Rédaction
DOSSIER : Culture, communication, patrimoine

Voici venue l’ère de la ville connectée. Avec elle un nouveau métier fait son apparition dans de nombreuses collectivités : le ou la cheffe de projet smart city. Zoom sur cette profession pleine d’avenir. 

Digital Web

La transition numérique a totalement bouleversé la gestion et le pilotage des collectivités les conduisant à se doter d’une nouvelle compétence : la gestion des projets numériques de la ville. Chef de file de cette évolution, le ou la cheffe de projet smart city présente des compétences en informatique mais pas seulement. Le métier accueille des responsables venus de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire aussi bien que des professionnels formés à l’économie et aux finances. Pour exercer ce métier, il faut surtout présenter de solides compétences managériales et bien connaître le domaine public.

 

Le profil des chargés de mission smart city

La plupart des actuels chargé.e.s de mission en place dans les collectivités ont transité par le secteur privé ou peuvent venir de la fonction publique d’Etat. Chief digital officer, innovation et usages numériques de la ville de Mulhouse, Tanguy Selo fait figure de pionnier. Arrivé à la mairie en 2015, à l’issu d’une création de poste, ce cadre, de formation ingénieur de commerce, passé par la direction d’un pôle de compétitivité à Lyon, a toujours beaucoup travaillé avec les territoires avant d’intégrer pour de bon une collectivité. A Rennes métropole, Marion Glatron, directrice déléguée à l'innovation et à la smart city est, elle, détachée de la fonction publique d’Etat. Ex responsable du service enseignements supérieur recherche et innovation au Ministère de l’enseignement et de la recherche, elle n’est pas issue de la Territoriale. Même chose pour Yann Mareschal, responsable du portefeuille projets innovants à la métropole de Bordeaux qui vient des Affaires étrangères. Tous ont cependant en commun une familiarité avec la gestion en mode projet.

 

Tanguy Selo explique son travail à la mairie de Mulhouse

 

Leur mission

Ni experts, ni vraiment techniciens, ces chargés de mission doivent connaître sur le bout des doigts l’ensemble des projets en cours dans chaque direction métier de la collectivité. Charge pour eux d’évaluer si ceux-ci peuvent être impacté par le numérique. « J’interroge chaque projet selon une grille précise : est-on certain que tel ou tel service corresponde aux besoins des usagers ? Quel est son impact sur la gestion des données ? Est-ce qu’un usage numérique est possible ? » détaille Tanguy Selo. Le chief digital officer doit en effet trouver des relais dans les services et surtout les faire travailler ensemble. Une fonction complexe qui réclame diplomatie, polyvalence et une certaine science d’organisation de projets « transversaux ». Car dans les collectivités, les projets sont longs à mettre en œuvre alors même que la technique et les usages évoluent très rapidement. La mission des chef.fe.s de projet smart city n’est donc pas de tout repos et doit épouser chaque fois la stratégie numérique choisie par la collectivité.

 

Leur environnement stratégique

Les réalisations les plus courantes de celles-ci concerne l’open data, le wifi linéaire public, les smart grids (réseau électrique intelligent), les plateformes participatives et l’e-administration.

Rennes Métropole a ainsi choisi de centrer ses actions sur quatre projets phares. Le développement d’un fablab, le projet « 3D expérience city Rennes », une plateforme collaborative de simulation et de modélisation de la ville pour la conception d’aménagements urbains. Un projet centré autour des smart grids (réseau électrique intelligent) et un autre autour de la donnée. Charge ensuite au chief digital officer de coordonner la collaboration entre les différents acteurs impliqués et impactés par ces projets au sein de la collectivité. Autre territoire, autre type de projet ; la ville d’Arras a opté pour l’installation du Wifi sur certaines de ses places piétonnes, la commune organise des visites de son Smart Living Lab Mobile pour les élus et les agents, positionne de nouveaux horodateurs « intelligents» dans ses rues et poursuit le lancement de son e-administration au travers d’un portail citoyen. 

 

L’Inet intègre progressivement la culture de la donnée

La formation continue de l’Institut national des études territoriales propose désormais des modules inspirés des grandes mutations liées à la transition numérique : l’open data et la gouvernance des données dans les collectivités, la compréhension systémique de l’environnement digital ou la relation au citoyen dans le cadre du développement des e-services. Un peu mis à mal dans le rapport sur la smart city (2017) de l’ancien député Luc Belot, qui dénonçait le retard du Centre national de la fonction publique territoriale sur le sujet, l’Inet assure « rester très en phase avec ce que vivent les collectivités ». « Nous abordons des thèmes d’étude demandés par des collectivités qui sont ensuite intégrés dans les formations », assure Véronique Robitaillie, la directrice de l’Inet.

 

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