Atsem: les agents spécialisés des écoles maternelles sont en colère

Laure Martin • mis à jour le
DOSSIER : Les métiers de la petite enfance

Cela va bouger pour les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, qui réclament une valorisation de leur cadre d'emplois (statut, carrière, salaire...) et de meilleures conditions de travail. Le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale partage la plupart de leurs revendications dans un rapport approuvé le 2 février 2017. Tandis que la ministre de la Fonction publique s'empare de ce dossier avec les partenaires sociaux.

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Les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) réclament de meilleures conditions de travail, la reconnaissance de leurs compétences et qualités professionnelles et des perspectives de carrière, arguant que leur métier à beaucoup évolué, depuis la création de leur cadre d'emplois en 1992 et notamment la réforme des rythmes scolaires de 2013, qui a alourdi leur charge de travail...

Absence de plan de carrière, évolution hiérarchique impossible, temps d’activités périscolaires (TAP) souvent animés par les Atsem, sans contrepartie, apparition de nouveaux risques professionnels, pénibilité, difficulté à prendre des congés... Le métier de celles que l'on appelait les "femmes de service" à la fin du XIXe siècle, puis Asem, est devenu beaucoup plus exigeant, notamment en termes de compétences et de savoir-faire pédagogiques. Leur constat est largement partagé.

Yannick, Atsem près de Grenoble,  témoigne de cette évolution professionnelle, et y trouve des points positifs !

Ainsi, à la suite du rapport d’étape sur les conséquences de la réforme des rythmes scolaires de juin 2015 et du rapport sur la filière animation de mai 2016, le  bureau du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) a lancé un travail, en autosaisine sur le cadre d’emplois des Atsem.

Les revendications des Atsem

Pour les Atsem, la coupe est pleine. Face à des conditions de travail qui se dégradent et des salaires qui stagnent, les Atsem, portés par le Collectif des Atsem de France soutenu par la CGT, la CFDT et FO, ont fait savoir leur ras le bol le 14 décembre 2016 en défilant dans la rue.

Parmi leurs revendications :

  • l’affectation d’une Atsem par classe,
  • la clarification des missions des Atsem,
  • la résolution du problème de double hiérarchie Education nationale/collectivité territoriale, puisque l'employeur est une collectivité territoriale, le maire le plus souvent, mais que dans la classe, l'Atsem travaille sous l'autorité de l'enseignant,
  • un déroulement de carrière sur la catégorie B (cadre intermédiaire),
  • la reconnaissance de la pénibilité,
  • que les collectivités ne suppléent pas à l’Education nationale qui doit assurer son rôle (remplacement enseignant, AVS),
  • la titularisation des précaires (agents contractuels, temps incomplets subis),
  • le respect des principes statutaires en matière de formation et de pénibilité, à l’inverse de la logique portée par les projets de compte personnel de formation et de compte personnel d’activité,
  • le minimum de la fonction publique à 1 800 euros brut mensuels,
  • le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis 2000,
  • le rétablissement de l’avancement d’échelon à la durée minimale
  • la revalorisation des grilles de salaires indiciaires.

Le CSFPT ne veut pas "céder à la pression de la rue"

Le CSFPT devait en effet examiner un rapport sur le déroulement de carrière des Atsem au cours de sa séance plénière, le même jour que la grève des Atsem, le 14 décembre 2016. Mais Philippe Laurent, président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), a fait savoir qu’il n’est "pas acceptable que le Conseil supérieur se réunisse sous la pression de la rue".Une manière très subtile de donner plus de crédibilité aux préconisations du CSFPT, en l'occurrence pour les Atsem, en rappelant son autorité et son indépendance.

La formation spécialisée n°3 du CSFPT, chargée des questions statutaires, s’est notamment penchée dans ce rapport sur les missions, et leur périmètre, qui a évolué (missions d’animation, d’encadrement de groupes de jeunes enfants, par exemple, qui ne sont pas prévues initialement et qui comportent davantage de responsabilités), le déroulement de carrière, le ratio Atsem par classe ou encore les problèmes de hiérarchie entre les collectivités locales/Education nationale.

Le CSFPT soulève toutefois que "les propositions du rapport dans son état actuel sur les questions statutaires et de formation conviennent globalement à tout le monde". Il lui apparaît donc "opportun et judicieux" de poursuivre l’examen de ce dossier "et d’en affiner les préconisations pour une présentation lors d’une prochaine séance plénière".

Le rapport sur les Atsem approuvé le 2 février 2017

Ce fut chose faite lors de la plénière du 2 février 2017 (lire le rapport en slideshare ci-dessous). Dans son communiqué, Philippe Laurent, président du CSFPT, estime, s’agissant de la question importante du taux d’encadrement, c'est-à-dire du nombre d'agents par classe rapporté au nombre d'enfants, "qu’il s’agit là d’un choix qui relève actuellement de chaque commune. Pour autant, une réflexion doit être conduite sur ce sujet majeur en étroite collaboration avec l’Education nationale. Nous sommes naturellement disposés à participer à cette réflexion".

La ministre de la Fonction publique Annick Girardin s'est emparée du dossier avec les partenaires sociaux.

>> Lire la suite : Atsem en colère : Annick Girardin s'engage

 

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Responsable socio-éducatif (H/F)

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CONSEIL DEPARTEMENTAL D'INDRE ET LOIRE
         

  

 

 

 

 

Au sein de la Direction de l’Autonomie (120 agents) dont les missions sont :

-d’assurer la convergence des politiques publiques en faveur des personnes en situation de perte d’autonomie du fait de l’âge ou du handicap, de fluidifier l’accès aux services et aux droits des personnes âgées dépendantes et aux personnes souffrant de handicap;

-de proposer une organisation de la direction et des services qui garantisse une mise en œuvre articulée des politiques publiques concernées;

-de garantir des modalités de gouvernance adaptées et évolutives aux politiques publiques conduites;

-de gérer les moyens humains dans une logique de gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences et les ressources financières dans un cadre renouvelé de contrôle de gestion.

 

Votre rôle s’articulera de la façon suivante :

 

1)    En tant que Directeur(trice) adjoint(e) à l’autonomie, (40% ETP) :

 

L’animation et pilotage : management organisationnel et gestion des ressources humaines :

 

-animer, coordonner et encadrer les services en charge de l’accueil, de l’instruction des prestations et de l’évaluation sociale et médico-sociale des publics relevant du champ personnes âgées et personnes handicapées,

-participer à l’équipe d’encadrement de la Direction Autonomie,

-définir des objectifs collectifs et individuels et évaluer les agents, anticiper les besoins en formation,

-participer à la procédure de recrutement des collaborateurs directs et l’évaluation professionnelle.

 

La mise en œuvre des politiques :

 

-organiser les secteurs d’activité relevant du poste et contrôler l’atteinte des objectifs,

-veiller à la cohérence de mise en œuvre des politiques publiques au profit des deux publics dans le domaine de l’accueil, de l’évaluation des situations et de l’octroi des prestations,

-organiser et optimiser les moyens dédiés à l’accueil et l’information des usagers relevant des champs personnes âgées et personnes handicapées, en lien notamment avec les Maisons Départementales de la Solidarité,

-développer une organisation unifiée de l’instruction des prestations qui prenne en compte les spécificités des deux publics,

-veiller au déploiement des outils informatiques liés au champ d’intervention et facilitant les échanges d’informations internes au Conseil départemental et entre le Conseil départemental et les partenaires,

-participer à la mise en œuvre du schéma départemental de l’autonomie sur le volet des personnes handicapées (enfants et adultes).

 

2)    En tant que Directeur(trice) du Groupement d’intérêt Public de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (60% ETP):

 

La MDPH (40 agents) est placée sous la tutelle administrative et financière du Conseil Départemental (Direction de l’Autonomie), offre un accès unique aux droits et aux prestations pour les personnes handicapées.

 

Vous piloterez et coordonnerez la stratégie de mise en œuvre des politiques publiques liées au handicap tout en déclinant des actions dans un esprit de service public.

Les missions s’articulent autour des axes suivants :

 

L’animation et pilotage : management organisationnel et gestion des ressources humaines :

 

-diriger les services du GIP en coordination et cohérence avec l'organisation de la collectivité et les orientations politiques préalablement définies,

-définir les besoins en effectifs et les compétences associées pour la direction,

-participer à la procédure de recrutement des collaborateurs directs et l’évaluation professionnelle,

-identifier les besoins de formation collectifs des services et les besoins individuels de ses collaborateurs directs,

-piloter et contrôler le dispositif hygiène, sécurité et santé au travail dans sa direction.

 

Pilotage et coordination budgétaire et financière :

 

-élaborer, contrôler et exécuter le budget spécifique du GIP,

-assurer la coordination budgétaire en lien la Direction de l’autonomie et le Secrétariat Général de la DGA,

-garantir la fiabilité et la sécurité des procédures budgétaires,

-conduire l'analyse financière prospective et élaborer et alimenter les tableaux de bord financiers.

 

La mise en œuvre de la politique liée au handicap sur le territoire départemental :

 

-coordonner la mise en place des outils informatiques dédiés au domaine d’activité (SI Harmonisé, Via Trajectoire, …),

-assurer le déploiement de la Réponse Accompagnée Pour Tous (RAPT),

-préparer la mise en place de la Maison Départementale de l’Autonomie,

-assurer la coordination territoriale des interventions en faveur des personnes handicapées,

-garantir l’accueil, l’information, le conseil et l’accompagnement des usagers,

-permettre l’accès aux prestations de compensation du handicap,

-assurer la gestion du fonds départemental de compensation du handicap,

-préparer et organiser la Commission des Droits et de l’Autonomie,

-préparer et mettre en œuvre les décisions des instances représentatives de la MDPH (COMEX, CT),

-évaluer la qualité du service rendu aux bénéficiaires,

-établir et mettre en œuvre les conventions de partenariat afférentes au champs d’activités,

-développer et maintenir des partenariats internes et externes efficaces (ARS, Etat, Education Nationale, CNSA…).

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Directeur(trice) adjoint(e) à l’Autonomie / Directeur(trice) MDPH H/F

Titulaire, Contractuel | 01/08/2019 | CONSEIL DEPARTEMENTAL D'INDRE ET LOIRE

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Gestionnaire marchés direction affaires juridiques H/F

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