8 organismes de recherche qui emploient des fonctionnaires

La Rédaction • mis à jour le
DOSSIER : Les métiers de la recherche

En France, la recherche publique est effectuée dans les universités et les organismes de recherche. Parmi ces organismes, seuls les établissements publics scientifiques et techniques (EPST) font travailler des chercheurs, ingénieurs ou techniciens qui ont le statut de fonctionnaire. Focus.

Recherche scientifique - Chercheurs

Les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) embauchent des chercheurs (Ademe, Andra, Onéra, etc.). Mais, à l'instar des fondations, ces EPIC recrutent leurs collaborateurs sous contrat de droit privé.

En revanche, les établissements publics à caractère scientifique et technique (EPST) emploient des agents contractuels de droit public et des fonctionnaires. Personnes morales de droit public dotées de l'autonomie financière et administrative", ce sont des acteurs majeurs de la recherche publique (loi du 15 juillet 1982)

Les établissements publics à caractère scientifique et technique qui recrutent des fonctionnaires

Ces EPST ont 4 grandes missions : 

  • développer et faire progresser la recherche dans tous les domaines de connaissance,
  • valoriser les résultats de la recherche,
  • diffuser des connaissances scientifiques
  • et former à la recherche et par la recherche.

Les laboratoires de ces organismes leur sont propres (la seule tutelle est l'organisme considéré) ou bien associés (ils dépendent de plusieurs tutelles). Ainsi, la plupart des laboratoires des universités françaises sont des laboratoires associés, le plus souvent au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ou à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Il existe donc des interactions fortes entre ces organismes et l'université.

Zoom sur 8 de ces EPST 

  1. Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  2. L'Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR)
  3. L’Institut national d'études démographiques (INED)
  4. L’Institut national de recherche agronomique (INRA),
  5. Ll’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA)
  6. Ll’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)
  7. L’Institut de recherche pour le développement (IRD)
  8. L’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (IRSTEA)

 

Le CNRS - Centre national de la recherche scientifique

Créé en 1939, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) est le seul à couvrir tous les domaines de recherche. Il est placé sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche.

Missions du CNRS

  • évaluer, effectuer ou faire effectuer toutes les recherches présentant un intérêt pour l'avancement de la science ainsi que pour le progrès économique, social et culturel du pays,
  • contribuer à l'application et à la valorisation des résultats de ces recherches, développer l'information scientifique en favorisant l'usage de la langue française,
  • apporter son concours à la formation à et par la recherche,
  • participer à l'analyse de la conjoncture scientifique nationale et internationale et de ses perspectives d'évolution.

Chiffres-clés

  • 24 552 personnels statutaires (11.137 chercheurs, 13.415 ingénieurs et techniciens) et 7.085 contractuels de droit public.
  • 3,2 milliards d'euros pour le budget 2016 du CNRS.
  • Plus de 1.100 unités de recherche et services : le CNRS exerce son activité dans tous les champs de la connaissance.

 

L'IFSTTAR - Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux

L’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux est né, le1er janvier 2011, de la fusion de l’INRETS et du LCPC. C’est un acteur majeur de la recherche européenne sur la ville et les territoires, les transports et le génie civil.

Chiffres-clés

  • 1.094 agents répartis sur 6sites en France : Lille Villeneuve d’Ascq, Nantes, Belfort, Lyon-Bron, Grenoble, Salon-de-Provence, Marseille, Versailles Satory et Marne-la-Vallée.
  • L'Ifsttar  détient 90 projets européens et 80 brevets actifs.

 

L’INED - Institut national d’études démographiques 

L’Institut national d’études démographiques (Ined) est un organisme public de recherche spécialisé dans l’étude des populations, partenaire du monde universitaire et de la recherche aux niveaux national et international.
Fondé en 1986, l'Ined a pour missions d’étudier les populations sous tous leurs aspects, de former à la recherche et par la recherche, d’informer les pouvoirs publics et le public sur les questions démographiques et de diffuser les travaux démographiques français à l’international.

Chiffres-clés

  • 250 agents, dont 101 ingénieurs et techniciens titulaires et 52 chercheurs titulaires.
  • 40 doctorants accueillis, 40 chercheurs associés et 63 chercheurs étrangers accueillis.
  • 47% des publications sont en langue étrangère.  

 

L’INRA - Institut national de la recherche agronomique

Premier institut de recherche agronomique en Europe, deuxième en sciences agricoles dans le monde, l'Institut national de la recherche agronomique mène des recherches au service d'enjeux de société majeurs dans le domaine de l’agriculture.
Il propose un dispositif unique dans les sciences du vivant : ressources génétiques, observatoires de recherche en environnement, biologie à haut débit, etc. 

Chiffres-clés

  • 17 centres de recherche régionaux, y compris en outre-mer.
  • Plus de 4.000 publications par an.
  • Plus de 1.800 doctorants par an en moyenne formés à la recherche et par la recherche
 

L’INRIA - Institut national de recherche dédié au numérique

L’Institut national de recherche dédié au numérique, se présente comme le promoteur de "l'excellence scientifique au service du transfert technologique et de la société". L'INRIA répond aux enjeux pluridisciplinaires et applicatifs de la transition numérique.
A l'origine de nombreuses innovations créatrices de valeur et d'emploi, l’Inria transfère vers les entreprises (start-up, PME et grands groupes) ses résultats et ses compétences, dans des domaines tels que la santé, les transports, l'énergie, la communication, la sécurité et la protection de la vie privée, la ville intelligente, l’usine du futur. 

Chiffres-clés

  • 2.600 collaborateurs issus d’universités mondiales, qui relèvent les défis des sciences informatiques et mathématiques.
  • Siège à Paris, 8 centres de recherche : Bordeaux, Grenoble, Lille, Nancy, Paris, Rennes, Saclay, et Sophia Antipolis. 
 

L’Inserm - Institut national de la santé et de la recherche médicale

Créé en 1964, l’Inserm est dédié à la recherche biologique, médicale et à la santé humaine. Il se positionne sur l’ensemble du parcours, allant du laboratoire de recherche au lit du patient. Sur la scène internationale, il est le partenaire des plus grandes institutions engagées dans les défis et progrès scientifiques de ces domaines.
 

Chiffres-clés

  • 13 délégations régionales et 9 instituts thématiques.
  • 1re institution académique de recherche en Europe dans le domaine biomédical, avec près de 12.000 publications par an, et 2e à l’échelle mondiale. 
  • 1er déposant académique européen en recherche biomédicale, avec un portefeuille de plus de 1.500 familles de brevets actives.
  • 350 structures de recherche sur l’ensemble du territoire français et à l’étranger. 
 

L’IRD - L'institut de recherche pour le développement

L’Institut de recherche pour le développement est un acteur majeur dans le domaine du développement durable et humain. Il travaille sur la base d’un modèle original : le partenariat scientifique équitable avec les pays en développement, principalement ceux des régions intertropicales et de l’espace méditerranéen.
L’IRD est organisé autour de 5 thématiques : la santé des populations, la biodiversité, les risques et aléas, les populations et les ressources océaniques. 

Chiffres-clés

  • 2.019 agents, dont 805 chercheurs, 1.214 ingénieurs et techniciens, 292 agents recrutés en droit local.
  • 65 unités de recherche.
  • Près de 1.300 publications dans le web of science. 

 

L'IRSTEA - Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture

L'Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (IRSTEA, appelé Cemagref avant 2012) est un institut public de recherche finalisée dans l'environnement et  l'agriculture. Le Cemagref a été fondé en 1981 pour développer le machinisme agricole et le génie rural et sylvicole.

L'IRSTEA compte 14 unités de recherche et 9 centres : Aix-en-Provence, Antony, Bordeaux, Clermont- Ferrand, Grenoble, Lyon, Montpellier, Nogent-sur-Vernisson, Rennes, et une antenne à la Martinique. Il recrute des chercheurs et ingénieurs débutants ou experts, français ou internationaux, dans les domaines de l'eau, des écotechnologies et des territoires.

Chiffres-clés : 1.533 collaborateurs et personnels, répartis sur le territoire national, dont 1.129 chercheurs, ingénieurs, doctorants et post-doctorants. 

Le recrutement des chercheurs dans les EPST

Un recrutement par concours

Le recrutement au sein des EPST se fait par concours. Pour se présenter aux concours de chargé de recherche et de directeur de recherche, il est nécessaire d'être titulaire d'un doctorat ou d'un titre universitaire jugé équivalent, ou de faire valoir des travaux scientifiques susceptibles d'être jugés de niveau équivalent.

Les chargés de recherche sont recrutés à l'issue des études doctorales en tant que chargés de recherche 2e classe. Pour un recrutement direct dans le corps des chargés de recherche de 1reclasse, les candidats doivent justifier d'une expérience de 4 années dans les métiers de la recherche ou de travaux scientifiques jugés équivalents par l'instance d'évaluation.

Les candidats aux concours de directeur de recherche de 2e et de 1reclasses doivent justifier respectivement de 8 et 12 années d'exercice des métiers de la recherche. L'habilitation à diriger des recherches (HDR) n'est pas obligatoire pour se porter candidat aux fonctions de directeur de recherche. Elle est néanmoins conseillée.

Les deux étapes du concours

  1. la phase d'admissibilité : les candidats déposent leur dossier en précisant la ou les unités de recherche dans lesquelles ils souhaitent être affectés et les sujets sur lesquels ils souhaitent travailler. Au préalable, le candidat aura pris soin de se rapprocher des unités de recherche concernées afin de faire connaître ses travaux et de vérifier l'adéquation de son profil aux sujets de recherche de l'unité de recherche. Après vérification de leur recevabilité, les dossiers sont envoyés pour évaluation à des experts. Puis les candidats exposent leurs travaux de recherche devant certains membres de l'instance d'évaluation constituée par l'organisme, pour la discipline concernée. L'audition est systématique pour les concours de chargé de recherche.
  2. la phase d'admission : le jury d'admission établit, à partir de la liste des admissibles, la liste des candidats admis par ordre de mérite et, le cas échéant, une liste complémentaire. A l'issue de cette admission, le lauréat est nommé fonctionnaire stagiaire. Il est titularisé après une période probatoire de stage d'une année.

Une session annuelle de concours est organisée dans chaque EPST.

Le recrutement de chercheurs sur contrat

Les EPST recrutent également des post-doctorants sur des contrats à durée déterminée dans le cadre de projets de recherche.
Un amendement à la loi de finances 2010 ouvre par ailleurs la possibilité, pour les EPST, de recruter des agents contractuels en contrat à durée indéterminée, une possibilité dont disposent les universités depuis la loi LRU de 2007.

 

Les métiers d'accompagnement de la recherche

De nombreux ingénieurs et techniciens complètent des équipes de recherche et les services d'accompagnement de la recherche, à différents niveaux de responsabilité.

Les ingénieurs conçoivent, développent et conduisent de nouvelles approches ou technologies dans le cadre du projet scientifique auquel ils participent.

Les techniciens assistent les chercheurs et les ingénieurs dans la réalisation et la conduite de leurs activités. Ces professionnels sont rattachés à une équipe de recherche ou à un pôle technique.

Offres d’emploi en lien avec l’article

AIX MARSEILLE UNIVERSITE

RESPONSABLE GPEC F/H

Titulaire, Contractuel, CDD | 03/01/2019 | AIX MARSEILLE UNIVERSITE

Université Paris-Est Créteil Val de Marne-368970.jpg
Campus Centre

Composante / Directions / Service

Direction des Systèmes d'Information (DSI)

Corps

Ingénieur d'études / Attaché d'administration / Conservateur ou Bibliothécaire

Département / Equipe de recherche / Service

Pôle applications et projets

Emploi type / Referens

Ingénieur-e en ingénierie logicielle

 

Missions

Le pôle applications et projets a pour mission de participer aux réflexions concernant la stratégie SI notamment sur les évolutions d'architectures applicatives, la mise à disposition de nouvelles fonctionnalités, de nouvelles outils. Ce pôle prend en compte et analyse les besoins du métier dans le but de mettre à la disposition de ceux-ci les solutions les plus adaptées, et veille à 1'utilisation optimale de celles-ci.
Sous l'autorité du responsable du pôle, le responsable de domaine applicatif assure la gestion et la mise en œuvre des spécifications métiers dans le respect des besoins exprimés par le métier en termes de périmètre, de coût, de qualité et de délais.
Il assure et coordonne les activités de maintenance corrective et évolutive des applications du domaine applicatif dont il est responsable.

Activités principales

• Définir, mettre en œuvre et conduire des projets SI, de la conception à la réception dans le but d'obtenir un résultat conforme aux exigences exprimées par le comité de pilotage MOA en termes de qualité, coût, délai, performance et sécurité
• Être responsable du contenu technique du projet  (le contenu  fonctionnel est de la  responsabilité du Comité de Pilotage MOA)
• Participer à l'élaboration des spécifications, voire les élaborer si nécessaire
• Piloter et participer au déploiement de  l'application et à la mise en œuvre  technique des actions d'accompagnement des utilisateurs
• Coordonner et suivre l’ensemble des intervenants DSI sur le projet

Activités associées

• Participer aux réunions externes organisées dans le cadre de son champ fonctionnel

">

Responsable de domaine applicatif Patrimoine – DSI H/F

Titulaire, Contractuel | 11/01/2019 | UNIVERSITE DE PARIS EST CRETEIL / UPEC

EVREUX VILLE-1246628.png

Médecin Coordonnateur en EHPAD

Titulaire, Contractuel | 08/01/2019 | VILLE D'EVREUX

INSTITUT GUSTAVE BAGUER

Educateur d'internat

Contractuel, CDD | 07/01/2019 | INSTITUT GUSTAVE BAGUER

Dossier du mois

Ville de Paris

DÉPOSEZ VOTRE CV et rejoignez la première CVthèque de l’emploi public !

J'ajoute mon cv Pas encore de cv ?

Les concours en lien avec l’article

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services.
En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK