Métiers de la petite enfance: forte dynamique de l'emploi

La Rédaction • mis à jour le
DOSSIER : Les métiers de la petite enfance

Le secteur public de la petite enfance reste porteur, en termes d'emplois, et le restera... tant qu'il y aura des enfants. Mais ce qui évolue, ce sont les modes de garde choisis par les parents. Autrement dit, les types de structures d'accueil qui recrutent.

Petite enfance

Tant qu'il y aura des bébés à mettre au monde et à faire "pousser", tant qu'il y aura des parents à conseiller, à rassurer, et à aider..., on aura besoin de professionnels de la petite enfance.

Rappelons que :

  • la petite enfance, ce sont les enfants de moins de 6 ans,
  • la plupart des métiers du secteur sont accessibles au niveau BEP-CAP,
  • dans le secteur public, les principaux recruteurs  sont les communes et les centres communaux ou intercommunaux d'action sociale et centres intercommunaux d'action sociale.  Hors secteur public, ce sont des associations, des entreprises privées et des parents employeurs d'assistantes maternelles.

Petite enfance : des facteurs favorables à la dynamique de l'emploi

Taux de natalité en baisse : pas de réelle menace sur l'emploi !

La baisse du taux de natalité observée en France depuis 2014 inquiète. En 2016, quelque 785.000 bébés sont nés, moins qu'en 2015 (800.000), année déjà en retrait par rapport à 2014. Il n'en demeure pas moins que le taux de fécondité, en France, reste le plus élevé en Europe (2 enfants par femme, en moyenne).

Surtout, l'Observatoire national de la petite enfance (Onape) estime que la légère baisse du nombre d'enfants de moins de 3 ans prévisible à court terme va se stabiliser sur le long terme. Et ce, du fait du "creux des naissances au milieu des années 1990", suivi d'une hausse dans les années 2000. Pas d'inquiétude, donc, la démographie ne devrait pas pénaliser pas le marché de l'emploi.

Des facteurs favorables à la hausse des recrutements 

En fait, plusieurs facteurs expliquent la forte dynamique des emplois du secteur de la petite enfance. En voici quelques-uns.

  • Les départs massifs à la retraite : de nombreuses places vont se "libérer", d'ici à 2020 dans les établissements d'accueil de jeunes enfants notamment.
  • Un seul salaire suffit rarement pour nourrir une famille, les deux parents doivent donc avoir un emploi, d'autant plus que les prestations sociales diminuent. De même, le nombre de mères qui élèvent seules leur(s) enfant(s) a beaucoup augmenté. Elles n'ont généralement pas beaucoup de ressources financières. L'écrasante majorité d'entre elles confient leurs bambins aux établissements multiaccueils, selon une étude de la Caisse nationale d'allocations familiales.
  • Des évolutions socioculturelles (travail des femmes, grands-parents vivant séparément de leurs enfants, et ne jouant donc plus le rôle de garde d'enfant).
  • Très importantes, les politiques publiques en matière de parentalité et de jeunesse. Par exemple, la réforme récente des congés parentaux (complément de libre choix d'activité et la prestation partagée d'éducation de l'enfant) a entraîné une baisse très nette des recours entre 2015 et 2016. Et lorsque papa et maman travaillent, il faut bien faire garder bébé...

Ciblez le multi-accueil, les microcrèches, les maisons d'assistantes maternelles !

Aujourd’hui, 3.621 structures emploient 87.000 salariés pour s'occuper des enfants de moins de 3 ans :  62% de ces salariés sont à temps partiel et 83% sont des femmes.

Blues des assistantes maternelles

Le plus gros bataillon, ce sont les assistantes maternelles (des femmes, à 99%). Fin 2015, la France comptait 312.400 assistantes maternelles salariées par des particuliers employeurs, sur 437.700 assistantes maternelles agréées. Autrement, la plupart d'entre elles exercent à domicile.

Une minorité travaille dans des maisons d'assistants maternels (MAM), dans d'autres EAJE ou dans des crèches familiales. Elle représentent 69% de l'offre totale de places offertes. Mais leur nombre a diminué ces dernières années. De même que le nombre de crèches familiales (40.000 places).

Forte poussée des micro-crèches et structures multi-accueils

En revanche, les micro-crèches et les maisons d'assistants maternels (MAM) se sont beaucoup développées (lire le rapport 2017 de l'Observatoire national de la petite enfance (Onape), repris par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Etudes et Résultats, n°1030, Drees, octobre 2017),

Ainsi, le nombre de places offertes par les micro-crèches, bien que minoritaire dans l'offre globale, a augmenté de 28% entre 2014 et 2015, et de 200% en quatre ans. Les MAM ne sont pas en reste, avec une hausse de 28% des places offertes sur la même période.

Autres structures en développement : les établissements d'accueil de jeunes enfants (EAJE) multi-accueils, qui représentent déjà 69% des places offertes par les EAJE.

> Lire aussi : Petite enfanc, qui vous recrutera?

Les secteurs qui recrutent des professionnels de la petite enfance

Les professionnels de la petite enfance se répartissent dans quatre grands domaines:

  1.     l'animation,
  2.     l'éducation,
  3.     la santé
  4.     et le social.

Education et social, animation

Les métiers de l'éducation et du social regroupent 

N'oublions pas l’animation, secteur très porteur. Les animateurs des structures dédiées à la petite enfance représentent 43.500 personnes. 

Secteur de la santé

Le secteur de la santé compte aussi son lot de professionnels de la petite enfance, avec les auxiliaires de puériculture, les pédopsychiatres, les sages-femmes, les psychomotriciens, les orthopédistes et autres professionnels paramédicaux. 

Chiffres : source Acteurs du Lien Social et Familial (Alisfa), Drees, ONAPE

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CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L'AUBE

Responsable socio-éducatif (H/F)

Titulaire, Contractuel, CDD | 09/08/2019 | CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L'AUBE

CONSEIL DEPARTEMENTAL D'INDRE ET LOIRE
         

  

 

 

 

 

Au sein de la Direction de l’Autonomie (120 agents) dont les missions sont :

-d’assurer la convergence des politiques publiques en faveur des personnes en situation de perte d’autonomie du fait de l’âge ou du handicap, de fluidifier l’accès aux services et aux droits des personnes âgées dépendantes et aux personnes souffrant de handicap;

-de proposer une organisation de la direction et des services qui garantisse une mise en œuvre articulée des politiques publiques concernées;

-de garantir des modalités de gouvernance adaptées et évolutives aux politiques publiques conduites;

-de gérer les moyens humains dans une logique de gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences et les ressources financières dans un cadre renouvelé de contrôle de gestion.

 

Votre rôle s’articulera de la façon suivante :

 

1)    En tant que Directeur(trice) adjoint(e) à l’autonomie, (40% ETP) :

 

L’animation et pilotage : management organisationnel et gestion des ressources humaines :

 

-animer, coordonner et encadrer les services en charge de l’accueil, de l’instruction des prestations et de l’évaluation sociale et médico-sociale des publics relevant du champ personnes âgées et personnes handicapées,

-participer à l’équipe d’encadrement de la Direction Autonomie,

-définir des objectifs collectifs et individuels et évaluer les agents, anticiper les besoins en formation,

-participer à la procédure de recrutement des collaborateurs directs et l’évaluation professionnelle.

 

La mise en œuvre des politiques :

 

-organiser les secteurs d’activité relevant du poste et contrôler l’atteinte des objectifs,

-veiller à la cohérence de mise en œuvre des politiques publiques au profit des deux publics dans le domaine de l’accueil, de l’évaluation des situations et de l’octroi des prestations,

-organiser et optimiser les moyens dédiés à l’accueil et l’information des usagers relevant des champs personnes âgées et personnes handicapées, en lien notamment avec les Maisons Départementales de la Solidarité,

-développer une organisation unifiée de l’instruction des prestations qui prenne en compte les spécificités des deux publics,

-veiller au déploiement des outils informatiques liés au champ d’intervention et facilitant les échanges d’informations internes au Conseil départemental et entre le Conseil départemental et les partenaires,

-participer à la mise en œuvre du schéma départemental de l’autonomie sur le volet des personnes handicapées (enfants et adultes).

 

2)    En tant que Directeur(trice) du Groupement d’intérêt Public de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (60% ETP):

 

La MDPH (40 agents) est placée sous la tutelle administrative et financière du Conseil Départemental (Direction de l’Autonomie), offre un accès unique aux droits et aux prestations pour les personnes handicapées.

 

Vous piloterez et coordonnerez la stratégie de mise en œuvre des politiques publiques liées au handicap tout en déclinant des actions dans un esprit de service public.

Les missions s’articulent autour des axes suivants :

 

L’animation et pilotage : management organisationnel et gestion des ressources humaines :

 

-diriger les services du GIP en coordination et cohérence avec l'organisation de la collectivité et les orientations politiques préalablement définies,

-définir les besoins en effectifs et les compétences associées pour la direction,

-participer à la procédure de recrutement des collaborateurs directs et l’évaluation professionnelle,

-identifier les besoins de formation collectifs des services et les besoins individuels de ses collaborateurs directs,

-piloter et contrôler le dispositif hygiène, sécurité et santé au travail dans sa direction.

 

Pilotage et coordination budgétaire et financière :

 

-élaborer, contrôler et exécuter le budget spécifique du GIP,

-assurer la coordination budgétaire en lien la Direction de l’autonomie et le Secrétariat Général de la DGA,

-garantir la fiabilité et la sécurité des procédures budgétaires,

-conduire l'analyse financière prospective et élaborer et alimenter les tableaux de bord financiers.

 

La mise en œuvre de la politique liée au handicap sur le territoire départemental :

 

-coordonner la mise en place des outils informatiques dédiés au domaine d’activité (SI Harmonisé, Via Trajectoire, …),

-assurer le déploiement de la Réponse Accompagnée Pour Tous (RAPT),

-préparer la mise en place de la Maison Départementale de l’Autonomie,

-assurer la coordination territoriale des interventions en faveur des personnes handicapées,

-garantir l’accueil, l’information, le conseil et l’accompagnement des usagers,

-permettre l’accès aux prestations de compensation du handicap,

-assurer la gestion du fonds départemental de compensation du handicap,

-préparer et organiser la Commission des Droits et de l’Autonomie,

-préparer et mettre en œuvre les décisions des instances représentatives de la MDPH (COMEX, CT),

-évaluer la qualité du service rendu aux bénéficiaires,

-établir et mettre en œuvre les conventions de partenariat afférentes au champs d’activités,

-développer et maintenir des partenariats internes et externes efficaces (ARS, Etat, Education Nationale, CNSA…).

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Directeur(trice) adjoint(e) à l’Autonomie / Directeur(trice) MDPH H/F

Titulaire, Contractuel | 01/08/2019 | CONSEIL DEPARTEMENTAL D'INDRE ET LOIRE

VILLE DE VITRY SUR SEINE

Agent de police municipale 2019 (760) (h/f)

Titulaire, Contractuel | 15/07/2019 | VILLE DE VITRY SUR SEINE

VILLE D'AULNAY SOUS BOIS

Directeur/trice de multi-accueil collectif H/F

Titulaire, Contractuel | 08/07/2019 | VILLE D'AULNAY SOUS BOIS

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