"J'ai réussi le concours de l'ENA" - Fonction publique

Laure Martin • mis à jour le
DOSSIER : Préparer les concours de la fonction publique

Hélène Duchêne est aujourd'hui directrice des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement au ministère des Affaires étrangères et du développement international. Enarque, elle nous fait partager son expérience du concours d'entrée à cette grande école d'administration.

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« J’ai choisi mes études non seulement par goût, mais aussi par atavisme. Mon père était normalien, et j’ai décidé dans un premier temps de suivre cette voie. J’ai fait une classe préparatoire au lycée Henri IV à Paris, puis j’ai intégré l’Ecole normale supérieure par le concours Lettres en 1984. J’ai néanmoins décidé par la suite de m’orienter vers l’Institut d’études politiques de Paris avec, pour objectif, le concours de l’ENA, car j’étais attirée par le monde contemporain et l’actualité internationale. J’étais consciente à ce stade qu'il me fallait choisir un métier.C’est d’ailleurs le premier conseil que je donnerais à tout candidat : réfléchir aux perspectives professionnelles qu’ouvre un concours.

Le premier conseil que je donnerais à tout candidat : réfléchir aux perspectives professionnelles qu’ouvre un concours.

Se présenter à l’ENA c’est, pour de nombreux étudiants, faire le choix de servir l’Etat et de participer à l’action publique. C’est un engagement, certes limité dans le temps et réversible, qui doit être pris de manière lucide et responsable.

Sur la méthode, il n’y a pas de miracle : il faut prendre l’habitude de travailler, beaucoup, ne rien laisser dans l’ombre et accepter de mettre entre parenthèses au moins une année d’existence, ce qui n’est pas si facile à 20 ans. La légende de ceux qui ont réussi sans travailler, je n’y crois pas. La chance ne joue qu’à la marge et c’est par le travail qu’on aide la chance. Le programme de l’ENA est très vaste et réclame la maîtrise de connaissances très diverses. On ne peut pas improviser. Le droit, l’économie, l’histoire, les  finances publiques sont des matières qui s’apprennent.

La chance ne joue qu’à la marge et c’est par le travail qu’on aide la chance.

Mais les épreuves sont relativement normées et de nombreux candidats se présentent au concours avec un même lot de connaissances. Pour s’en détacher, il faut chercher à identifier et mettre en valeur sa plus-value. A l’époque, j’avais compris que je serais moins experte en droit ou en économie qu’un étudiant diplômé dans ces disciplines, mais que je pouvais faire la différence en culture générale, en histoire ou encore sur la rédaction et la composition de mes copies.

Pour se démarquer des autres candidats, il faut chercher à identifier et mettre en valeur sa plus-value.

La lecture est un bon moyen de progresser, qu’il s’agisse de la presse spécialisée ou des ouvrages historiques ou littéraires, qui donnent une ouverture d’esprit et le goût de l’expression juste. Il faut ensuite ne pas oublier de préparer l’oral. Mais avec du travail, de la méthode et de la détermination, ce concours est à portée de main, il faut y croire. »

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