Centres de santé : des lieux d’exercice pour les professionnels médicaux et paramédicaux

Laure Martin • mis à jour le
DOSSIER : Médecins dans la fonction publique

Médecins, chirurgiens-dentistes, masseurs-kinésithérapeutes, diététiciens et autres métiers paramédicaux : ces professionnels de la santé et du paramédical pratiquent aussi dans les centres de santé publics. Environ 1.800 centres de santé sont répartis sur le territoire.

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A l'origine, les centres de santé constituaient une réponse à une absence d’offre de soins libérale. Mais ils se sont progressivement développés pour proposer aujourd’hui une diversité d’activités : polyvalents, infirmiers ou dentaires (lire la définition de l'article L6323-1 du code de santé publique).

Ces centres de santé peuvent être gérés par des établissements de santé publics, des établissements privés d’intérêt collectif (ESPIC), des associations, des mutuelles, ou encore des structures communales.

Centres de santé : pallier un manque d'offres de soins dans les territoires

Organisés autour de professionnels majoritairement salariés, ils respectent des missions et des obligations définies dans le code de la santé publique, au premier rang desquelles pratiquer des tarifs conventionnés secteur 1 et le tiers payant. C’est notamment ce qui les distingue des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), autre forme d’exercice regroupé des professionnels de santé mais libéraux.

Les centres de santé répondent aux besoins des territoires et aux attentes des patients. Et bien qu’hétérogènes, ils disposent d’une forte identité commune, puisque la plupart d’entre eux sont pionniers d’une médecine attentive aux exclus et tous respectent des obligations similaires à fort contenu social.

Personnel des centres de santé : salariés ou fonctionnaires

Pour les professionnels de santé, ces centres répondent aux attentes de ceux qui souhaitent travailler en équipe, de manière coordonnée, diversifier leurs activités soignantes et mieux concilier vie professionnelle et vie familiale. Les praticiens sont en effet aujourd’hui de plus en plus demandeurs d’un travail salarié dans une structure aux horaires souples, où ils n’ont pas à remplir des tâches administratives, contrairement à ce qu'exige l’exercie libéral.

>> Lire aussi :  Les médecins territoriaux : un cadre d'emplois, des métiers différents

Travailler dans un centre de santé - Parmi les différentes structures, les centres de santé municipaux sont rattachés à la fonction publique territoriale (FPT). Lorsque les praticiens médicaux ou paramédicaux souhaitent y travailler, plusieurs options s’offrent à eux.

  • Soit ils ont auparavant travaillé dans la fonction publique hospitalière, sont donc titulaires et peuvent être détachées dans la FPT.
  • Soit ils viennent du privé, ils entrent donc comme contractuels au sein d’un centre de santé municipal ou intercommunal avant de passer un concours de la fonction publique territoriale, suivi d’un stage d’une semaine. Ils seront par la suite titularisés.

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Une volonté politique de développer les centres de santé

Dans le cadre de sa stratégie nationale de santé, la ministre de la Santé, Marisol Touraine a rappelé, "l’importance de la place des centres de santé dans l’offre de soins de premier recours et la nécessité de conforter cette place dans les zones urbaines sensibles".

D’ailleurs, le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET) et le ministère de la Santé ont décidé de soutenir les projets de centres de santé à échéance 2016-2017 dans des quartiers particulièrement déficitaires en matière d’offre de soins de premier recours.

A Paris, la situation des centres de santé est telle que la municipalité a mis en place en novembre 2011, le programme Paris Santé afin d’améliorer l’accès aux soins en secteur opposable, notamment en aidant les centres de santé à être plus viables économiquement et à se coordonner, puis en favorisant les projets d’exercices regroupés par un soutien à l’investissement.

De son côté, l'agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France met à la disposition des gestionnaires actuels ou futurs d'un centre de santé une panoplie d'outils pour les aider à renforcer et à développer ces structures.

Inégalités territoriales

Centres de santé en Ile-de-France : les départements urbains favorisés

  • 43 % des Franciliens (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d’Oise) disposent de 18 % des centres de santé ; 57 % disposent de 82 % des centres de santé.
  • Pour l’offre des soins des centres de santé, les départements urbains sont favorisés : les 4 départements les plus denses (Paris et petite couronne), regroupant 57 % de la population francilienne, concentrent 82 % de ces structures sur seulement 6 % de la superficie de la région francilienne. Source : ARS d'Ile-de-France

     

 

>> Lire aussi : Aide-soignants et infirmiers dans la fonction publique (dossier)

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