Quels sont les âges de départ à la retraite en France ?

La Rédaction • mis à jour le
DOSSIER : Fonction publique : le calcul des retraites

Toutes les réformes mises en œuvre en France conduisent à jouer sur les mêmes leviers : les bornes d’âges d'ouverture à pension ou la durée d’assurance, donc à modifier les âges de départ à la retraite. Une étude du COR-Conseil d’Orientation des retraites fait le point. Avec un simulateur en prime !

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C’était lors de la 13e édition du colloque du COR : une grande analyse, à partir de travaux récents, de l’impact des réformes sur les âges de départ à la retraite, dans les secteurs public et privé. Un simulateur de pilotage du système de retraite  a aussi été présenté à cette occasion.

Ages de départ à la retraite : kesako ?

"Il ne faut pas confondre l’âge de départ à la retraite, c’est-à-dire l’âge de liquidation des droits à la retraite, et l’âge de fin d’emploi ou de fin d’activité, lié au marché du travail, précise Yves Guégano , secrétaire général du COR. "Il convient également , poursuit-il, de distinguer les âges effectifs de départ à la retraite, qui sont observés, des âges légaux de la retraite, qui font référence à la réglementation : âge légal de départ à la retraite, de 62 ans pour la génération 1955, et âge du taux plein, qui va passer à 67 ans à partir de cette génération.

Ces soixantenaires entre emploi et retraite

En 2013-2014,

  • environ 30 % des personnes de 60 ans se trouvaient dans une situation intermédiaire entre l’emploi et la retraite (chômage, préretraite, inactivité),
  • 30 % étaient à la retraite
  • et 40 % occupaient un emploi, dont 10 % qui occupaient un emploi à temps partiel et 2 % qui cumulaient emploi et retraite.

Normalement, c’est l’année de naissance qui compte

Ce principe est généralement respecté, mais a subi quelques dérogations, y compris récemment (règles relatives aux polypensionnés en 2004, conditions d’accès à la retraite anticipée en 2008, attribution du minimum contributif en 2009-2012, liquidation unique des régimes alignés en 2014, etc.).

Pour un assuré né en 1953, des modifications de règlementation ont eu lieu alors qu’il avait 57 ans (la réforme de 2010 a porté l’âge minimal de départ à la retraite de cette génération de 60 à 61 ans), puis lorsqu’il a eu 58 ans (la LFSS pour 2012 a été porté cet âge à 61 ans et 2 mois), et une fois encore à 59 ans (suite au décret de 2012 étendant les possibilités de départ pour carrière longue avant 62 ans). Les assurés, notamment ceux des générations nées au début des années 1950, apparaissent ainsi informés généralement tardivement des règles d’âge de départ à la retraite qui s’appliqueront à eux.

Attention, il y a aussi les dispositifs de départ anticipé pour carrières longues, catégories actives, pénibilité, inaptitude, handicap, etc.

Les évolutions des âges de départ à la retraite et fonction publique

La fonction publique ce sont 2,3 millions de retraités répartis entre:

  • fonction publique civile de l’État (61 %),
  • La fonction publique territoriale (20 %)
  • et fonction publique hospitalière (19 %).

Différentes évolutions législatives sont intervenues dans la fonction publique ces dernières années avec, notamment :

  • l’introduction en 2006 des départs anticipés pour carrière longue,
  • l’allongement de la durée d’assurance requise pour le taux plein,
  • le recul des âges légaux de deux ans et la fermeture du dispositif spécifique de départ anticipé pour les parents d’au moins 3 enfants au 31 décembre 2011.

Départs anticipés dans la fonction publique

La fonction publique permet en outre des départs anticipés pour les catégories actives (policiers, etc.)  ou les catégories insalubres (égoutiers, etc.). Le recul des âges légaux (réforme de 2010) est progressif. L’âge minimal de départ sera fixé à terme à 62 ans pour les départs normaux (58 ans pour les carrières longues), mais à 57 ans pour les catégories actives et 52 ans pour les catégories insalubres.

Liquidations des droits des fonctionnaires : des variations énormes

Depuis 2006, les variations du nombre de liquidations des droits à la retraite d’une année à l’autre au sein de la fonction publique sont très fortes. Elles ont crû de 17 % entre 2010 et 2011 puis entre 2012 et 2013, mais ont diminué de 36 % entre 2011 et 2012. (1) C’est l’effet de la fermeture annoncée du dispositif pour les parents de 3 enfants : en 2011, on a vu une grande vague de départs à la retraite à ce titre. En 2011 dans l’hospitalière, 40% des départs en retraite l’ont été à ce titre !

Du coup, l'âge moyen de départ à la retraite a diminué d'un an et demi entre 2010 et 2011. Par contre, entre 2010 et 2014, il a progressé de deux ans. En cause : les mesures visant à reculer les âges effectifs de départ à la retraite.

>> A lire aussi notre article sur la réforme 2014 des retraites pour la fonction publique 

Sans réforme, que ce serait-il passé ?

Dans le cadre législatif en vigueur au 31 décembre 1992, l’âge moyen de départ à la retraite serait passé, chez les hommes, de 60,5 ans pour la génération 1950 à 62 ans pour la génération 1980, et aurait été plus stable autour de 61 ans chez les femmes.

Avec les réformes, il atteindrait pour la génération 1980 65 ans chez les hommes et 64 ans chez les femmes. Suite aux réformes mises en œuvre depuis 1993, l’âge moyen de départ à la retraite reculerait ainsi de 2,5 à 3 ans pour la génération 1980. Pour la génération 1960, les femmes seraient davantage touchées par l’augmentation de l’âge d’ouverture des droits et les hommes par l’augmentation de la durée d’assurance.

Les motivations de départ à la retraite dans les secteurs public et privé

Romain Lesur est chef du bureau financier et des statistiques du service des retraites de l’État. Pour le COR, il explique que l’âge idéal de départ à la retraite se situe en moyenne à :

  • 60,6 ans pour les retraités du régime général,
  • 60 ans et 11 mois pour les retraités fonctionnaires sédentaires
  • 57 ans et 3 mois pour les retraités fonctionnaires de catégorie active.

Il est difficile, cependant, de comparer les réponses des retraités de la fonction publique et celles des retraités du régime général car la situation vis-à-vis de l’emploi diffère fortement entre le public et le privé. Toutefois, les salariés du privé citent plus fréquemment :

  • l’atteinte de l’âge permettant d’obtenir une retraite à taux plein,
  • l’atteinte de l’âge minimal de départ à la retraite,
  • des problèmes de santé rendant le travail difficile ou encore la fatigue liée aux trajets domicile/travail.

Partir à la retraite : des motifs non financiers 2 fois sur 3 !

Et cela que ce soit pour les salariés du privé ou pour les fonctionnaires sédentaires. Donc, les décisions de départ à la retraite sont aussi déterminées par des facteurs liés au travail, à la santé ou à des motifs personnels. Ces facteurs sont très proches chez les salariés du privé et les fonctionnaires.

 

Offres d’emploi en lien avec l’article

VILLE DE SAVIGNY SUR ORGE

Responsable adjoint du Service des Affaires Générales (H/F)

Titulaire, Contractuel | 19/08/2019 | VILLE DE SAVIGNY SUR ORGE

CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L'AUBE

Responsable socio-éducatif (H/F)

Titulaire, Contractuel, CDD | 09/08/2019 | CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L'AUBE

CC RIVES DE MOSELLE

Gestionnaire de carrière et paie (H/F)

Titulaire, Contractuel | 01/08/2019 | CC RIVES DE MOSELLE

CONSEIL DEPARTEMENTAL D'INDRE ET LOIRE
         

  

 

 

 

 

Au sein de la Direction de l’Autonomie (120 agents) dont les missions sont :

-d’assurer la convergence des politiques publiques en faveur des personnes en situation de perte d’autonomie du fait de l’âge ou du handicap, de fluidifier l’accès aux services et aux droits des personnes âgées dépendantes et aux personnes souffrant de handicap;

-de proposer une organisation de la direction et des services qui garantisse une mise en œuvre articulée des politiques publiques concernées;

-de garantir des modalités de gouvernance adaptées et évolutives aux politiques publiques conduites;

-de gérer les moyens humains dans une logique de gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences et les ressources financières dans un cadre renouvelé de contrôle de gestion.

 

Votre rôle s’articulera de la façon suivante :

 

1)    En tant que Directeur(trice) adjoint(e) à l’autonomie, (40% ETP) :

 

L’animation et pilotage : management organisationnel et gestion des ressources humaines :

 

-animer, coordonner et encadrer les services en charge de l’accueil, de l’instruction des prestations et de l’évaluation sociale et médico-sociale des publics relevant du champ personnes âgées et personnes handicapées,

-participer à l’équipe d’encadrement de la Direction Autonomie,

-définir des objectifs collectifs et individuels et évaluer les agents, anticiper les besoins en formation,

-participer à la procédure de recrutement des collaborateurs directs et l’évaluation professionnelle.

 

La mise en œuvre des politiques :

 

-organiser les secteurs d’activité relevant du poste et contrôler l’atteinte des objectifs,

-veiller à la cohérence de mise en œuvre des politiques publiques au profit des deux publics dans le domaine de l’accueil, de l’évaluation des situations et de l’octroi des prestations,

-organiser et optimiser les moyens dédiés à l’accueil et l’information des usagers relevant des champs personnes âgées et personnes handicapées, en lien notamment avec les Maisons Départementales de la Solidarité,

-développer une organisation unifiée de l’instruction des prestations qui prenne en compte les spécificités des deux publics,

-veiller au déploiement des outils informatiques liés au champ d’intervention et facilitant les échanges d’informations internes au Conseil départemental et entre le Conseil départemental et les partenaires,

-participer à la mise en œuvre du schéma départemental de l’autonomie sur le volet des personnes handicapées (enfants et adultes).

 

2)    En tant que Directeur(trice) du Groupement d’intérêt Public de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (60% ETP):

 

La MDPH (40 agents) est placée sous la tutelle administrative et financière du Conseil Départemental (Direction de l’Autonomie), offre un accès unique aux droits et aux prestations pour les personnes handicapées.

 

Vous piloterez et coordonnerez la stratégie de mise en œuvre des politiques publiques liées au handicap tout en déclinant des actions dans un esprit de service public.

Les missions s’articulent autour des axes suivants :

 

L’animation et pilotage : management organisationnel et gestion des ressources humaines :

 

-diriger les services du GIP en coordination et cohérence avec l'organisation de la collectivité et les orientations politiques préalablement définies,

-définir les besoins en effectifs et les compétences associées pour la direction,

-participer à la procédure de recrutement des collaborateurs directs et l’évaluation professionnelle,

-identifier les besoins de formation collectifs des services et les besoins individuels de ses collaborateurs directs,

-piloter et contrôler le dispositif hygiène, sécurité et santé au travail dans sa direction.

 

Pilotage et coordination budgétaire et financière :

 

-élaborer, contrôler et exécuter le budget spécifique du GIP,

-assurer la coordination budgétaire en lien la Direction de l’autonomie et le Secrétariat Général de la DGA,

-garantir la fiabilité et la sécurité des procédures budgétaires,

-conduire l'analyse financière prospective et élaborer et alimenter les tableaux de bord financiers.

 

La mise en œuvre de la politique liée au handicap sur le territoire départemental :

 

-coordonner la mise en place des outils informatiques dédiés au domaine d’activité (SI Harmonisé, Via Trajectoire, …),

-assurer le déploiement de la Réponse Accompagnée Pour Tous (RAPT),

-préparer la mise en place de la Maison Départementale de l’Autonomie,

-assurer la coordination territoriale des interventions en faveur des personnes handicapées,

-garantir l’accueil, l’information, le conseil et l’accompagnement des usagers,

-permettre l’accès aux prestations de compensation du handicap,

-assurer la gestion du fonds départemental de compensation du handicap,

-préparer et organiser la Commission des Droits et de l’Autonomie,

-préparer et mettre en œuvre les décisions des instances représentatives de la MDPH (COMEX, CT),

-évaluer la qualité du service rendu aux bénéficiaires,

-établir et mettre en œuvre les conventions de partenariat afférentes au champs d’activités,

-développer et maintenir des partenariats internes et externes efficaces (ARS, Etat, Education Nationale, CNSA…).

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Directeur(trice) adjoint(e) à l’Autonomie / Directeur(trice) MDPH H/F

Titulaire, Contractuel | 01/08/2019 | CONSEIL DEPARTEMENTAL D'INDRE ET LOIRE

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