Puéricultrice dans la fonction publique : un métier, beaucoup de possibilités

Laure Martin • mis à jour le
DOSSIER : Les métiers de la petite enfance

La puéricultrice est une infirmière spécialisée dans le développement de l’enfant, malade ou en bonne santé. Quel que soit son secteur d’activité, elle est amenée à travailler en partenariat avec d’autres professionnels de la petite enfance ou personnels médicaux.

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Au total, 17.990 infirmières puéricultrices exercent en France. Un peu plus de 95% d'entre elles sont exclusivement salariées. La majorité des puéricultrices travaillent en milieu hospitalier, les autres dans les structures d’accueil, la protection maternelle et infantile (PMI) et le secteur de la formation.

Evolution professionnelle

 

Pour une puéricultrice, les possibilités d’évolution sont nombreuses. Elle peut devenir surveillante d’un service de pédiatrie (cadre de santé ou cadre supérieur de santé…), formatrice, directrice de crèche après trois ans d’expérience, mais aussi coordinatrice petite enfance, animatrice de relais assistantes maternelles, ou encore se diriger vers le secteur médico-social, auprès des enfants handicapés ou en grande difficulté sociale.

L’insertion professionnelle des infirmières puéricultrices est généralement bonne, comme pour l’ensemble des métiers du secteur social, qui connaît une pénurie certaine. Cependant, l’Association nationale des puéricultrices diplômées d’Etat (ANPDE) craint la concurrence des éducateurs de jeunes enfants, qui peuvent, depuis 2007, accéder plus facilement aux postes de direction des structures d’accueil.

La région Ile-de-France, avec son fort taux de natalité et ses nombreux équipements sanitaires et sociaux, offre des débouchés nombreux et variés.

Puéricultrice de la fonction publique hospitalière

En milieu hospitalier, la puéricultrice seconde les parents dans leurs premiers jours avec leur enfant. Elle établit le régime alimentaire des bébés, surveille le moment de la toilette, aide à l’allaitement… Elle effectue des soins infirmiers et assume la surveillance médicale des jeunes enfants.

Dans un hôpital public, elle relève de la fonction publique hospitalière, travaille en équipe du matin, d’après-midi ou de nuit, y compris certains week-ends et jours fériés, sur la base de 35 heures par semaine.

Puéricultrice territoriale, en Protection maternelle et infantile

Dans les services de PMI, l’infirmière puéricultrice assure des permanences et des visites à domicile pour informer les parents et prévenir les risques liés à la petite enfance. Elle a aussi un rôle plus ou moins étendu dans le suivi des assistantes maternelles, la délivrance et le renouvellement de leur agrément.

Au sein des structures d’accueil de la petite enfance, l’infirmière puéricultrice occupe souvent un poste de direction ou d’encadrement, en charge de l’éducation sanitaire et de la surveillance médicale mais aussi du projet éducatif.

Formation à la puériculture dans une école agréée

La formation au diplôme d’Etat de puéricultrice, dans l’une des 34 écoles de puériculture agréées, est ouverte aux infirmiers et sages-femmes diplômés ou en dernière année d’études. La moitié des douze mois est consacrée à des stages. Le diplôme n’est pour l’instant pas accessible par la VAE.

Les puéricultrices assument des responsabilités de plus en plus importantes en matière de soin, d’éducation, de gestion et d’encadrement. Mais la profession souffre d’un manque de reconnaissance de son année de spécialisation.

"Nous avons obtenu un reclassement de la catégorie B vers la catégorie A de la fonction publique au début des années 2000, mais pas de revalorisation du diplôme, déplore Emmanuelle Lefebvre-Mayer, de l’ANPDE. Nous sommes restés à une formation de douze mois tandis que les infirmiers anesthésistes passaient à deux ans. »

Rémunération : 1 578 euros pour commencer...

Depuis le 1er juillet 2012, les infirmiers anesthésistes, de bloc opératoire et puéricultrices (sauf ceux ayant fait valoir leur droit d'option) ont intégré le nouveau corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés.

Dans le secteur public, la rémunération nette mensuelle s’échelonne de 1 578 euros en début de carrière à 2 640 euros en fin de carrière, avec la possibilité de devenir cadre de santé (2 829 euros en fin de carrière) ou cadre supérieur de santé (3 972 euros). S’y ajoutent les primes liées aux gardes en milieu hospitalier et une prime pour le poste de direction de crèche dans le secteur social.

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