Comment intégrer le Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN)?

Laure Martin • mis à jour le
DOSSIER : Connaître la fonction publique

Le Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN) est un pôle d'expertise dédié à la criminalistique et à l'intelligence judiciaire à compétence nationale. Quelles sont les missions exercées en interne et comment intégrer le PJGN? Le point, avec le commandant Elodie Walther, cheffe de bureau adjointe des ressources humaines.

Criminalistique, scène de crime

Qu’est-ce que le Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (PJGN)?

Elodie Walther, cheffe de bureau adjointe des ressources humaines : "Le PJGN est une formation administrative située à Pontoise (Val-d’Oise), qui regroupe deux entités:

Le PJGN adopte une position unique et nationale. Nous traitons tout ce qui est essentiel à la conduite des enquêtes judiciaires: la criminalistique, c’est-à-dire que nous étudions scientifiquement les indices et les traces sur les scènes de crime.

Nous étudions scientifiquement les indices et les traces sur les scènes de crime.

Pour accomplir cette mission, nous nous basons sur plusieurs disciplines, comme la chimie, la biologie, la physique, la toxicologie et la médecine légale. Ce sont surtout des militaires qui réalisent ce travail.

Au niveau du SCRCGN, nous effectuons du renseignement criminel. Nous exploitons des bases de données destinées à des rapprochements judiciaires et à la détection de phénomènes sériels. Nous recherchons les points communs entre plusieurs affaires. Ce service compte essentiellement des officiers et des sous-officiers de gendarmerie et des gendarmes adjoints volontaires.

Le Centre de lutte contre les criminalités numériques, le C3N, est rattaché au SCRCGN. Les agents, des militaires principalement, effectuent des investigations sur le Dark Web et travaillent sur les réseaux."

> Lire aussi : Comment devenir cybergendarme du C3N?

En bref  Le Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale

  • 580 personnes travaillent au PJGN, dont environ 70 civils, fonctionnaires et contractuels.
  • De nombreux métiers de la sécurité sont exercés: analyste en renseignement criminel, ingénieur chimiste, laborantin en biologie génétique, enquêteur judiciaire, expert judiciaire, spécialiste en chimie, en biologie génétique, médecin légiste, pharmacien.

 

 

 

Comment intégrer le Pôle d'expertise judiciaire ?

Au PJGN, le personnel comprend en majorité des officiers et sous-officiers issus du concours de gendarmerie nationale. Les lauréats suivent les cours dans une école de la gendarmerie nationale et obtiennent un classement de sortie qui leur permet de choisir un poste sur une liste. Si des postes sont ouverts au PJGN, ils peuvent postuler dès la fin de leur formation. Il existe une particularité pour les profils scientifiques, qui peuvent être directement recrutés pour les besoins du service.

Sinon, les gendarmes commencent une première partie de carrière sur le terrain et peuvent ensuite nous rejoindre pour apporter leur expertise. Dans ce cas, ils remplissent une fiche de vœux, sur laquelle ils adressent une demande pour le pôle judiciaire. Si leur demande est acceptée, ils sont ensuite affectés au sein de l’une des deux unités. Ils peuvent aussi cibler directement l’une ou l’autre des unités. C’est un parcours de carrière qui se structure.

Une autre particularité concerne les officiers: le concours sur titre, qui leur permet d’intégrer le PJGN en accès direct en raison de leurs compétences scientifiques. 

Des gendarmes adjoints volontaires sous contrat exercent également au PJGN.

> Lire aussi : Devenir gendarme : statuts, concours, formations

 

Employez-vous du personnel civil?

Elodie Walther: "Tout à fait. Ce personnel civil est composé, en majorité, de fonctionnaires. Ils ont réussi le concours d’un ministère et, au gré des mobilités, ils ont postulé pour venir ici. Par exemple, l'un des agents est issu du ministère de l’Agriculture. En raison de ses connaissances scientifiques, il travaille au département "Faune, flore, forensique", en qualité d'ingénieur en entomologie légale.

Nous avons aussi quelques contractuels pour des postes que les fonctionnaires ne peuvent pas honorer, car ils requièrent des compétences spécifiques, par exemple des ingénieurs en chimie. Si le poste est vacant durablement, nous pouvons avoir l’autorisation d’ouvrir un poste en CDD, publié à la Bourse aux emplois de la fonction publique (BIEP).

Par ailleurs, nous proposons des contrats pour des officiers commissionnés. Ils ont un statut particulier, puisqu’ils signent un contrat de cinq ans renouvelable jusqu'à dix-sept ans de service, par exemple pour des postes d’analyste du renseignement criminel, des spécialistes scientifiques empreintes digitales. Nous publions ces offres de postes au 'Journal officiel'."

 

Le PJGN recrute-t-il des apprentis ?

Oui. Le PJGN emploie une quinzaine d'apprentis dans tous les domaines: en informatique, en biologie moléculaire ou dans la communication. Soit nous recevons des candidatures spontanées de personnes qui préparent un diplôme et qui recherchent un contrat d’apprentissage. Soit nous menons des recherches spécifiques et nous publions une offre de recrutement d’apprentissage sur la BIEP, et parfois en parallèle dans les facultés.
Nous recevons aussi des stagiaires, régulièrement, de troisième ou pour des stages plus longs afin de valider un diplôme.

 

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