Médecin urgentiste : « des expériences humaines riches et très fortes »

Séverine Cattiaux
DOSSIER : Les métiers de direction à l'hôpital

Sang froid, professionnalisme et avoir un très bon relationnel sont des qualités fortement recommandées chez le médecin urgentiste, ainsi qu’en témoigne Emmanuelle Seris.

hôpital - brancard
Emmanuelle Seris est depuis 10 ans médecin urgentiste à l’hôpital de Sarreguemines. Sa mission ? Prendre en charge vite et bien des malades qui arrivent à l’hôpital ou qu’elle va chercher sur place à bord du Smur (Service mobile d'urgence et de réanimation). « C’est une profession très éclectique, il faut avoir des connaissances dans beaucoup de domaines, analyse la médecin urgentiste. « Ce n’est jamais lassant sur le plan intellectuel » poursuit-elle.
 
Au quotidien, le relationnel est omniprésent, à travers le travail d’équipe et les soins prodigués aux patients. « On a des expériences humaines riches et très fortes » tient elle à souligner.
 

Des gardes de 24 heures non stop à l’hôpital

 
Tous les élèves médecins découvrent les services d’urgence lors de leur internat. Certains vont y trouver leur vocation, comme d’Emmanuelle Seris à l’occasion de son stage en cardiologie à Metz. A 40 ans, Emmanuelle est chef de service des urgences à l’hôpital Robert Pax de Sarreguemines. Un service qui accueille 28 000 personnes chaque année et la fréquentation ne cesse de croître…
 
Le nombre de passage aux urgences a progressé de 6500 personnes en dix ans. La médecin urgentiste réalise deux gardes de 24 h par semaine à l’hôpital, à laquelle s’ajoute une quinzaine d’heures de temps administratif délocalisé depuis son domicile ou sur l’hôpital. Chaque garde est assuré par une équipe constituée de trois médecins urgentistes et de sept infirmiers et aides-soignants. 
 
 

Des heures à cavaler sur les routes...

 
A tour de rôle, un médecin embarque avec deux autres personnels soignant à bord dans le Smur (Service mobile d'urgence et de réanimation) pour aller porter secours aux accidentés de la route, aux victimes d’infarctus, d’un accident vasculo-cérébral, etc. « Nous pouvons sortir entre une à cinq fois par jour avec le Smur ». La sirène sur le toit, le Smur doit faire vite.
 
Sur place, les talents du médecin urgentiste entrent en jeu. Il faut réanimer ou échanger avec le malade parfois très inquiet, pour établir le bon diagnostic, faire les premiers gestes se secours, et rapidement soulager la douleur. Selon la gravité, il faudra escorter les malades jusqu’au plateau technique CHU pour qu’il puisse effectuer des examens complémentaires et bénéficier d’une prise en charge adéquate.
 
 

Une vocation, voire un sacerdoce

 
Le médecin urgentiste a un statut d’ « assimilé fonctionnaire ». « Nous n’avons pas vraiment les avantages des fonctionnaires », proteste Emmanuelle Séris, par ailleurs déléguée syndicale régionale Grand Est de l’Association des Médecins Urgentiste de France,  présidée par le docteur Patrick Pelloux. « Un médecin urgentiste travaille entre 39 et 48 heures par semaine. En pratique, les professionnels font plus que 48 heures » estime-t-elle.
 
Quand des médecins manquent à l’appel, ce sont les autres qui viennent à la rescousse. « Pendant des années, y compris pendant mes grossesses j’étais à trois gardes par semaine ». Elle a pris ses  premiers congés officiels qu’après plusieurs années d’activité. A savoir aussi, les gardes non effectuées pendant les vacances sont reportées sur le reste du mois. « On fait passer sa vie personnelle beaucoup derrière son travail », déclare-t-elle. 
 

Etre utile aux autres 

 
Certes la profession de médecin urgentiste procure une bonne dose d’adrénaline journalière. « On apprend à travailler avec des peaux de bananes sous les pieds en permanence », lance Emmanuelle Seris, avec le sourire. Et de rassurer les aspirants médecins urgentistes : « On ne vit pas avec un niveau élevé de stress permanent. On sait quoi faire dans quelle situation». L’expérience, les compétences et la satisfaction d’être à sa place prennent toujours le dessus. « C’est très gratifiant de se dire qu’on est utile pour son prochain », considère-t-elle.
 

 

 

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