Devenir infirmier de bloc opératoire : portrait

Laure Martin
DOSSIER : Infirmier ou aide-soignant dans la fonction publique

Magali Delhoste a toujours été attirée par les métiers de la santé. Après avoir exercé en tant qu’infirmière, elle découvre le bloc opératoire, elle décide de se spécialiser. Une spécialité qu’elle exerce depuis au CHU de Toulouse. 

Infirmière - Bloc opératoire
« A l’origine, je voulais devenir kinésithérapeute, mais je n’avais pas le bon baccalauréat, alors je me suis tournée vers un métier proche des patients pour pouvoir prendre soin d’eux », explique-t-elle. Après une préparation au concours, elle intègre l’Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) de Montpellier, dont elle sort diplômée en 1998.
Elle débute sa carrière dans une clinique privée, en Haute Garonne, dans un service de pneumologie, gastroentérologie et soins intensifs de cardiologie. « A la suite de la mutation de mon mari, nous partons nous installer à Beauvais, où j’ai poursuivi l’exercice de mon métier d'infirmière en intérim, avant d’être embauchée dans une clinique. » Elle pratique dans un service de chirurgie où son rôle est de préparer les patients pour aller au bloc, puis de réaliser les soins post-opératoires. « A la naissance de ma fille en 2003, je me suis posée des questions. Je voulais continuer mon métier, mais j’avais besoin de changement, de voir d’autres choses. » Une ancienne collègue, qui venait de prendre un poste en bloc opératoire l’encourage à suivre la même voie. 
 

La découverte du bloc : une révélation

« Je ne connaissais pas du tout cet univers du bloc opératoire, considéré comme un milieu fermé », reconnaît-elle. Elle adresse une demande à sa direction, pour faire une journée d’essai, d’observation. « J’ai eu une révélation. J’ai eu la sensation de redécouvrir mon métier d'infirmière et j’ai tout de suite sentie que je ne n’ennuierai jamais. » De 2003 à 2005, elle devient l’aide opératoire d’un médecin orthopédiste. « C’était tout sauf de la routine, à chaque heure correspondait son lot de surprise », souligne-t-elle. 
Le mari de Magali Delhoste est de nouveau muté, à Toulouse cette fois-ci.
« Dès lors que j’ai su que nous allions déménager, j’ai envoyé des CV pour trouver un nouveau poste. Faute de place disponible, je n’avais jamais pu intégrer la Fonction publique hospitalière, mais cette fois-ci, le CHU de Toulouse a été le premier à me contacter car les infirmières disposant d’une expérience de bloc opératoire étaient recherchées. » En juillet 2005, elle intègre le CHU au bloc gynécologie puis en janvier 2006, elle rejoint le bloc digestif, attirée par les transplantations de foies et de pancréas. « J’avais en tête que si nous devions de nouveau déménager, je devais tout mettre en œuvre pour exercer exclusivement au bloc opératoire. Dès que je suis arrivée au CHU, j’ai décidé de me spécialiser pour devenir infirmière de bloc opératoire (Ibode). »
 

Une formation spécialisée

Dans la fonction publique hospitalière, il faut être titularisé pour prétendre à des formations. C’est en 2010 que Magali Delhoste intègre l’école pour devenir Ibode, une formation financée par le CHU. « Cette formation m’a permis d’avoir une autre vision du métier. J’ai eu plus de recul sur l’ensemble du travail infirmier, et j’ai acquis une expertise. » Après 18 mois de formation théorique et clinique, elle retrouve le bloc digestif. Elle rejoint également l’Union nationale des associations d’infirmiers de bloc opératoire diplômés d’Etat (Unaibode), au sein de laquelle elle gravit les échelons jusqu’à en devenir la présidente. « C’est un rôle que j’accomplis en parallèle de mon métier, et qui me conforte dans le fait que j’ai choisi la bonne voie. »  
L’exercice de la spécialité est très varié, l’Ibode étant experte en gestion des risques et veillant à ce que le patient soit opéré en toute sécurité. Elle peut, au sein du bloc opératoire, accomplir trois grandes fonctions. Tout d’abord, celle circulante : au sein du bloc, elle sert de relais entre les zones « stériles » et « non stériles ». Elle gère tous les dispositifs médicaux nécessaires à l’intervention. Elle assure la communication entre la salle d’intervention et les différents partenaires extérieurs puisqu'elle n'est pas habillée en tenue stérile. Elle peut par ailleurs remplir la fonction d’instrumentiste.
Elle se trouve alors dans la zone stérile, et transmet à l’aide-opératoire et au chirurgien les instruments pour le bon déroulement de l’intervention. Enfin, plus rarement en CHU car ce poste revient généralement aux internes, elle peut exercer la fonction d’aide-opératoire. « Il s’agit du professionnel qui se trouve en face du chirurgien et l’assiste par exemple en tenant les écarteurs, en aspirant ou encore en asséchant », précise Magali Delhoste. Une panoplie d’actes et de rôles permettant aux Ibode de ne jamais être dans la routine. 
 

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