Devenir maître-chien : le Centre national de formation des unités cynotechniques de la police nationale (CNFUC)

Laure Martin • mis à jour le
DOSSIER : Les métiers de la sécurité

Deux fonctionnaires de la police nationale : le maître et son chien. Inséparables, fonctionnant en symbiose et formés ensemble au Centre national de formation des unités cynotechniques, en Seine-et-Marne, ou dans l'un de ses douze centres répartis sur le territoire. Topo sur cette école et sur la formation de ces duos de choc.

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C'est au Centre national de formation des unités cynotechniques de la police nationale, à Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne), que sont formés (formations initiale et continue) les chiens de la police nationale et leurs maîtres. Créée en 1965, cette école n'a cessé d'adapter son enseignement aux nouvelles formes de la délinquance.

Repères

Dans le secteur public, le maître-chien exerce dans la police, la gendarmerie, l'armée, les douanes... Les postes sont accessibles à des professionnels déjà fonctionnaires, aguerris et après sélection.

Le secteur privé (sociétés de gardiennage, notamment) embauche des agents cynophiles de sécurité ayant un certificat professionnel (niveau CAP).

Témoignage

Un parcours à vous couper le souffle. Sandra d'Alexis est monitrice au Centre national de formation des unités cynotechniciennes de la police nationale. Elle a commencé par se former à la Défense/intervention, mais comme elle voulait travailler dans la recherche des stupéfiants, elle a embrayé sur le second module du CNFUC.  Avec son chien Trax. >> Lire son témoignage

 

Le CNFUC : lieu de formation des chiens de police et de leurs maîtres

Le CNFUC forme les chiens-policiers et les cynotechniciens de la police nationale qui travaillent dans les directions dotées d'unités canines (DSCP, DSPAP, DCPAF, DCCRS, DCPJ, DGSI, RAID, DRCPN).

Basée à Cannes-Ecluse, dans la région parisienne, depuis 1965, « l’école a évolué depuis sa création  », explique le major responsable d'unité locale de police, Jean-Marc Lenglet, adjoint au chef du CNFUC, responsable cynotechnique des formations et conseiller technique national. A l’origine, il n’y avait que des chiens de pistage et des chiens de patrouille, mais avec l’évolution de la délinquance, nous nous sommes adaptés. »

Drogues, armes et munitions, hooligans... - Entre 1975 et 1990, la formation des chiens de recherche de produits stupéfiants et des explosifs a été introduite. En 1999, un module « armes et munitions » a été créé, puis l'année suivante, le module sur « la recherche des restes humains ». En 2012, l’école intègre, pour lutter contre le hooliganisme, la recherche en pyrotechnie et en fumigènes.

Pour intégrer cette école, les policiers doivent se soumettre à un test de présélection. Ils seront affectés à la formation "Défense et intervention" ou "Recherche", en fonction des besoins de leur direction (voir les graphiques ci-dessous).

L’école forme environ 80 fonctionnaires par an, sans compter ceux formés dans l’un des 12 centres régionaux décentralisés sous tutelle du CNFUC (soit 130 policiers environ par an).

La dure sélection des futurs chiens de police

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Evolution de carrière - L’évaluation finale a lieu à l’issue des trois mois de formation. Elle  permet de déclarer le maître-chien apte à travailler au sein de son unité, avec son chien. Après une expérience de terrain, il peut prétendre à une évolution de carrière.

Dans la filière défense et intervention, il peut suivre une formation pour devenir homme-assistant (anciennement homme d’attaque), puis dresseur et enfin moniteur, en sachant que chaque fonction est un prérequis à la suivante.

Dans la filière "Recherche", il est possible de devenir dresseur, puis moniteur. « Les évolutions sont longues, explique Jean-Marc Lenglet, car les policiers ont besoin d’avoir du recul et une bonne connaissance des chiens avant de devenir moniteurs puisque ces derniers assurent le suivi des animaux, les soins, ainsi que les formations initiales et continues des chiens et des policiers. »

Gendarme maître de chien

Dans la gendarmerie nationale, un gendarme sous-officier depuis au moins deux ans peut, s'il le souhaite et s'il est sélectionné, devenir maître de chien. Il sera formé non pas au CNFUC, mais au CNICG, un autre centre situé dans le Lot, à Gramat.  >> Lire Devenir maître de chien dans la gendarmerie

Une vidéo

  >> Il cherche, flaire, piste, trouve, et attend sa "poupée". Il attaque, immobilise, sans tuer ni blesser, et repart à l'assaut pour défendre sa maîtresse... Spectaculaire ! Cette vidéo de 2010 montre l'entraînement des chiens de police et de leurs maîtres (les conducteurs).

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