Animation et jeunesse : un secteur en cours de structuration et de professionnalisation

Catherine Petillon • mis à jour le
DOSSIER : Les métiers de l'animation et de la jeunesse

Le secteur de l’animation s’est construit autour des valeurs de l’éducation populaire. Il recouvre un vaste champ, peu homogène. Avec des professionnels qui interviennent dans les secteurs culturel, socioculturel, socioéconomique, socioéducatif, social et sportif.

Animateur

Les besoins d'animateurs sont de plus en plus importants : il s’agit de répondre au développement des loisirs comme à la nécessité de prendre en charge des publics spécifiques (jeunes, personnes âgées, handicapés) ou de mettre en valeur des territoires.

"On recherche de nombreux animateurs pour le temps périscolaire, car c’est là qu’il y a la plus forte demande sociale, précise Didier Jacquemain, délégué national des Francas (Fédération des francs et franches camarades). Et ce sont des missions que les collectivités assument de plus en plus directement."

Généralisée à toutes les écoles à la rentrée 2014-2015, la réforme des rythmes scolaires entraîne un besoin d'animateurs accru pour s'occuper des enfants pendant le temps périscolaire. Ces accueils collectifs de mineurs sont soumis à une réglementation précise, prévoyant notamment un taux d’encadrement

  • de 1 animateur pour 8 mineurs de moins de 6 ans
  • et de 1 animateur pour 12 mineurs de 6 ans ou plus dans les accueils de loisirs et séjours de vacances.

Le ratio est un peu plus faible pour l’accueil périscolaire, avec

  • 1 animateur pour 10 mineurs de moins de 6 ans
  • et 1 animateur pour 14 mineurs de 6 ans ou plus.

Le 9 septembre 2014, Patrice Weisheimer, secrétaire général du Syndicat de l’éducation populaire-Unsa a adressé à Patrick Kanner, ministre de la Jeunesse et des sports, une lettre ouverte, dans laquelle il demande "un cap politique permettant de déterminer le niveau de compétence et de qualification des animateurs, ainsi que des modalités d’accès aux formations professionnelles actuellement inaccessibles financièrement aux animateurs". Dans ce texte, l'UNSA souligne aussi que de nombreux animateurs professionnels sont au chômage, car jugés "trop chers" par les recruteurs potentiels...

Des animateurs souvent bénévoles autrefois...

Longtemps exercés par des militants ou par des bénévoles, les métiers de l’animation se professionnalisent peu à peu. Même si le mouvement reste lent. En effet, il n’existe pas de véritable formation initiale dédiée à l’animation, sauf quelques DUT et licences professionnelles. Les diplômes s’acquièrent en formation continue

Lire aussi : Les diplômes non professionnels : BAFA et BAFD et Les diplômes professionnels

Les possibilités de formation dépendent donc des collectivités territoriales "employeurs", dans un secteur où les professionnels sont, de plus, souvent embauchés en contrat court.

Même si, de plus en plus, les employeurs demandent des diplômes, aujourd’hui, la majorité des animateurs n’est titulaire que du BAFA. Le secteur souffre de sous-qualification car il reste compliqué d’accéder à la formation, en particulier dans la fonction publique.

Didier Jacquemain, délégué national des Francas

Les Francas préconisent la mise en place de formations dédiées spécifiquement aux animateurs en contact avec le public. Du côté de la branche Animation (associations), c’est dans ce sens que va la création de CQP (certificats de qualification professionnelle).

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