Devenir chargé de mission « qualité de l’air-climat », comme Clément

Séverine Cattiaux
DOSSIER : Ingénieurs et techniciens dans la fonction publique

Enjeu de santé publique, l’amélioration de la qualité de l’air est une préoccupation grandissante pour les collectivités. Pour s’y pencher, ces dernières recrutent des profils bien spécifiques, avec un pied dans la science et l’autre sur le territoire.

ingénieur
Depuis février 2019, Clément Pesle, 36 ans s’occupe de l’amélioration de la qualité de l’air dans l’agglomération grenobloise.  Embauché sur un poste de titulaire, Clément Pesle oeuvre au sein de la direction « contractualisations de environnement ». « Développer des actions pour améliorer le cadre de vie où je vis, c’est une finalité qui me plaît et me donne envie de me lever chaque matin » déclare l’ingénieur territorial, épanoui dans son travail. 
 

Mission d’aide à la décision

 
La qualité de l’air étant un sujet très transversal, le chargé de mission « qualité de l’air-climat » se trouve régulièrement en interaction avec les cadres des services aménagement, déchets, urbanisme, déplacements. Chacun de ces services détient, somme toute, une partie de la solution pour réduire la pollution de l’air. Ainsi pour baisser les émissions de dioxyde de carbone, il faut agir sur la circulation automobile, inciter au report modal, réduire la place de la voiture en ville. En matière d’urbanisme, le mot d’ordre est désormais de bannir les constructions à proximité des axes polluées pour limiter l’exposition des personnes. Des nouvelles pratiques qui ont bénéficié de l’éclairage du chargé de la qualité de l’air. 
 

Gestion de projet 

 
Outre d’apporter son expertise technique aux services, Clément Pesle pilote plus étroitement certains dispositifs, tels que la « prime air-bois ».  L’enjeu de cette dernière ? Inciter les particuliers à remplacer leur chauffage à bois vétuste, émetteur de particules fines, pour un appareil plus vertueux. Le chargé de qualité de l’air assure la promotion de cette prime, avec l’aide des communes, de l’agence locale de l’énergie, et désormais des facteurs de la Poste, formés pour proposer des audits aux particuliers.
 

Main dans la main avec Atmo 

 
Au quotidien, le spécialiste de la qualité de l’air garde un œil rivé sur l’état de la qualité de l’air du territoire. Pour ce faire, il s’appuie sur les données fournies par Atmo Auvergne Rhône Alpes, l'observatoire agréé par l’Etat pour la surveillance et l'information sur la qualité de l’air. Le partenariat avec Atmo débouche aussi sur la création de nouveaux services, à l’instar de la captothèque.
Le principe ? Des micro-capteurs sont confiés à des citoyens volontaires pour mesurer la pollution de l’air. Un moyen ludique de sensibiliser le grand public à la protection de l’air.  Le chargé de mission suit enfin de très près les études confiées à Atmo par la Métropole visant à évaluer l’impact sur la qualité de l’air de certains projets d’envergure, comme l’extension d’une zone piétonne, le prolongement d’une ligne de tramway, etc. « Mon rôle est de faire traduire le discours des experts de la pollution de l’air pour aider à transformer les politiques publiques, en faisant le lien avec les élus et leurs objectifs » résume-t-il.
 
 

Une formation initiale sur mesure

 
Pour traquer les polluants atmosphériques, le chargé de mission détient la double casquette idéale pour travailler dans une collectivité. Il dispose à la fois des compétences techniques, et du savoir faire de « développeur territorial ». Et pour cause, Clément Pesle est un ingénieur en chimie formé à l’INP Toulouse. Les composés volatiles, les gaz et les particules fines n’ont ainsi pas de secret pour lui. Désireux de travailler «sur les problématiques environnementales, pour le bien commun, et dans l’intérêt général»,  il complète son cursus scientifique par un master 2 en développement du territoire à l’Université de Grenoble. 
 
 

Parcours professionnel 

 
Dans le cadre de son master 2 en développement du territoire à l’Université de Grenoble, Clément Pesle effectue en 2008 son stage de fin d’études à la Chambre des métiers et de l'artisanat de l'Isère. Lui est confiée la mise en œuvre d’une action inscrite au « plan de protection de l’atmosphère » visant à aider les entreprises à réduire leurs émissions de composés organiques volatiles (Cov) et de polluants.
Il décroche ensuite son premier poste de correspondant qualité de l’air au Conseil régional Rhône-Alpes. Peu avant de quitter cette mission de deux ans, il réussit le concours d’ingénieur territorial. Le concours étant valable pendant trois ans, Clément Pesle s’accorde une parenthèse pour passer le diplôme de guide de haute montagne, une autre corde à son arc. Puis, il occupe pendant trois ans, un poste à Bordeaux Métropole, où il traite des problématiques en lien avec la qualité de l’air, le bruit, les risques et nuisances. Rejoignant Grenoble pour raison familiale, il devient chef de projet pour la construction de murs d’escalade dans une PME pendant un peu plus de deux ans. En février 2019, l’ingénieur territorial reprend du service comme chargé de la qualité de l’air à Grenoble-Alpes Métropole. 
 

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