Masseur-kinésithérapeute dans la fonction publique

La Rédaction • mis à jour le
DOSSIER : Les métiers de la rééducation

Le masseur-kinésithérapeute est le spécialiste du mouvement et de l’anatomie. La plupart exercent cette activité en libéral, mais certains sont fonctionnaires ou agent contractuel dans des établissements publics de soins ou médico-sociaux. 

Rééducation - Kiné

Les études de masseur-kinésithérapeute

Le diplôme d'Etat de masseur-kinésithérapeute se prépare en trois ans. Selon la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR), on recense plus de 70.000 professionnels en France. Environ 80 % exercent en libéral, mais entre 10 000 et 13 000 praticiens ont fait le choix de l'exercice salarié, soit environ 20 % de la profession, et 17 % pour le seul exercice en milieu hospitalier.  

Le métier de kinésithérapeute

Le kinésithérapeute est chargé d'évaluer les capacités motrices, sensitives, sensorielles et cognitives pour mesurer le degré d'autonomie et de performance d'une personne. Ses champs d'activité répertoriés par la FFMKR sont nombreux. En ce qui concerne l'activité hospitalière, on peut citer :

  • la traumatologie : après une intervention chirurgicale des os ou des articulations, une pose de prothèse, une fracture, une luxation ou une entorse
  • la rhumatologie : pour traiter les douleurs vertébrales, les rhumatismes, l'arthrose
  • la neurologie : pour travailler avec des patients atteints de la maladie de Parkinson, d'hémiplégie, de sclérose en plaques, de myopathies (rééducation de l’équilibre)
  • la gériatrie : sur les pathologies du vieillissement
  • la pédiatrie et l'orthopédie infantile : pour les malformations congénitales mais également les phases aiguës de bronchiolite ou les crises d'asthme (kinésithérapie respiratoire)
  • la cardiologie : après un infarctus, des artérites…

Bientôt des auxiliaires kinésithérapeutes ?

Kinésithérapeute est une profession où les difficultés de recrutement sont importantes, en particulier en milieu hospitalier où les conditions de rémunération sont peu attractives. L'une des pistes envisagées pour tenter de résoudre ces problèmes de démographie est la création d'une nouvelle fonction, une sorte "d'aide-kiné", dont la formation serait plus courte. En juin 2010, le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes (CNOMK) a ainsi adressé une proposition au Premier ministre visant à créer une nouvelle profession : "auxiliaire de rééducation fonctionnelle". Une proposition qui, en l'état, suscite l'opposition des organisations professionnelles.  

Témoignages

Aude Quesnot, kinésithérapeute cadre de santé  

"Des échanges interdisciplinaires autour du patient" 

"La particularité de l'exercice en milieu hospitalier, c'est que celui-ci concerne tous les secteurs. Le kinésithérapeute va intervenir aussi bien en réanimation, en pédiatrie, en gérontologie, en médecine, en orthopédie… ou directement dans des services de rééducation.

Par rapport à l'activité libérale, on va avoir le patient très en amont : par exemple, après une opération de prothèse de la hanche, le patient sera, dès le lendemain, en rééducation avec un masseur-kinésithérapeute de l'hôpital. Nous traitons les pathologies le plus précocement possible, ou lors des phases de crise comme pour la bronchiolite.

Un autre point extrêmement important est l'objectif de réadaptation, de réinsertion. Chaque discipline professionnelle de la rééducation va le mettre en œuvre, à travers une collaboration pertinente avec les soignants. Il y a vraiment des échanges interdisciplinaires autour du même patient avec cet objectif commun.

Au niveau de l'organisation des équipes, celle-ci va être un peu différente selon les centres hospitaliers : dans celui où je travaille, les kinésithérapeutes sont réunis au même endroit et assurent des prestations dans tous les autres services. La plupart sont polyvalents même si chacun a son domaine d'expertise. Il y a des hôpitaux où le kinésithérapeute est affilié à un secteur ou une spécialité et se trouve, du coup, plus isolé par rapport à son corps de métier."  

"L'exercice en hôpital est varié, pointu et formateur" Pascale Beroni, kinésithérapeute au CH de Gonesse"

A Gonesse, l'équipe de kinésithérapeutes se partage entre le plateau technique de réadaptation et tous les services de l'hôpital. Le plateau technique comprend une équipe pluridisciplinaire de kinésithérapeutes, d'ergothérapeutes, d'infirmiers et d'aides-soignants, d'orthophonistes, un psychologue, une assistante sociale… Parmi les exemples d'interventions que l'on peut faire, il y a notamment tout le travail de mobilisation pour les personnes victimes d'accident vasculaire cérébral (AVC) afin qu'elles ne perdent par leur motricité. En orthopédie, nous avons un rôle dans les premiers soins de rééducation après une opération. En cardiologie/diabétologie, nous menons un travail d'éducation du patient, de prévention sur le volet activité physique.

L'exercice en hôpital est vraiment riche et très varié, relativement pointu, très formateur… Nous sommes également en contact permanent avec les médecins et les autres professionnels soignants, alors qu'en libéral, il s'agit d'un exercice plus isolé. Ce n'est pas non plus le même travail de rééducation, ni le même objectif : à l'hôpital, le travail en équipe pluridisciplinaire permet à chaque professionnel d’avoir une vision globale du patient, y compris de ses problèmes sociaux."  

Portrait d'une kinésithérapeute à l'hôpital Simone-Veil d'Eaubonne (Val-d'Oise), Véronique Bessot 

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