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Défense : 20.000 recrutements par an chez les militaires et civils

Clip Katty Perry (Part of me) ©  Capture clip K.Perry (Part of me)

Le ministère de la Défense est l’un des principaux recruteurs de l’Etat, avec environ 20.000 jeunes engagés par an, militaires et civils, dans l’armée de terre, de l’air et la marine Avec une large palette de postes proposés à tous les échelons de la hiérarchie. Néanmoins, depuis 50 ans, les effectifs des armées diminuaient progressivement, tous les départs n’étant pas remplacés. A cet égard, 2015 marque une rupture.

600 millions d’euros de plus et des recrutements

[Mise à jour : 02/02/2017] Lors du conseil de défense et de sécurité nationales du 6 avril 2016, le président de la République François Hollande annonce que 600 millions d’euros supplémentaires seraient engagés en 2017 pour  financer les recrutements au ministère de la Défense. Le chef de l’Etat tire ainsi les conséquences de sa décision de stopper la diminution des effectifs du ministère de la Défense prévue par la loi de programmation militaire 2014- 2019, actualisée en 2015.

Sont ainsi préservés 10 000 postes (le ministère de la Défense devait en perdre 34 000 entre 2014 et 2019). L’accroissement net atteint presque 800 postes, au bénéfice des unités opérationnelles et de la cyberdéfense.

Cette rupture avec des années de baisse continue des effectifs des armées (lire ci-dessous) s’explique

  • par le renforcement de la lutte contre le terrorisme, après les attentats djihadistes de novembre et janvier 2015 sur le territoire national
  • et par « la multiplication des crises en Afrique et au Moyen-Orient a contraint l’armée française à déployer des moyens importants sur des théâtres nouveaux (bande sahélo-saharienne et Irak, notamment), indique l’étude d’impact du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019.

Par ailleurs, à la suite des attentats, les Français ont été appelés par le gouvernement à s’engager comme réservistes pour épauler les forces armées et de sécurité.

>> Lire aussi

 

Depuis 2015 : « une manoeuvre majeure de recrutements » au sein des armées

La loi n°2015-917 du 28 juillet 2015 a modifié la LPM 2014-2019 en limitant les réductions d’effectifs. Puis, après les attentats des terroristes djihadistes de novembre 2015 , le chef de l’Etat a décidé d’effacer toute réduction d’effectifs dans les armées françaises.  Selon le Rapport annuel de la condition militaire, du Haut Comité à l’évaluation de la condition militaire, publié en octobre 2016 (à consulter en bas de cette page), « les forces armées ont recruté, au sein de la société civile, 26 325 militaires en 2015,

  • soit une augmentation globale de 49 % pour l’armée de terre,
  • de 20 % pour la marine
  • et de 80 % pour l’armée de l’air.

Le nombre de militaires du rang recrutés dans les forces armées a augmenté de 51 %, celui des officiers de 38 % et celui des sous-officiers de 33 %, par rapport à 2014. »

Dans ce rapport, le Haut comité note aussi plusieurs modifications importantes du cadre juridique de la condition militaire :

  • La loi n° 2015-917 du 28 juillet 2015 définit la condition militaire : « La condition militaire recouvre l’ensemble des obligations et des sujétions propres à l’état militaire, ainsi que les garanties et les compensations apportées par la Nation aux militaires. Elle inclut les aspects statutaires, économiques, sociaux et culturels susceptibles d’avoir une influence sur l’attractivité de la profession et des parcours professionnels, le moral et les conditions de vie des militaires et de leurs ayants droit, la situation et l’environnement professionnels des militaires, le soutien aux malades, aux blessés et aux familles, ainsi que les conditions de départ des armées et d’emploi après l’exercice du métier militairel’article L4111-1 du code de la défense. »
  • Cette même loi ouvre aux militaires le droit d’adhérer à des associations professionnelles nationales de militaires (APNM) qui ont pour objet de préserver et de promouvoir les intérêts des militaires en ce qui concerne la condition militaire.rappelle l’interdiction faite aux militaires d’adhérer à des groupements à caractère syndical. Mais elle uvert aux militaires
  • L’ordonnance n° 2016-982 du 20 juillet 2016 a notamment prévu qu’un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’hygiène et de sécurité de nature à préserver la santé et l’intégrité physique des militaires durant leur service.
La Défense en bref
  • Management, administration, culture, soutien opérationnel, santé, ressources humaines… Au total, 17 « familles » comprennent différents métiers détaillés dans le Référentiel des emplois de la Défense (Redef). S’y substitue à compter du 1er janvier 2017, le Référentiel des emplois ministériels, qui présente plus de 9.000 emplois de la Défense.
  • Le ministère de la Défense emploie non seulement des militaires, mais aussi des civils : fonctionnaires, ouvriers de l’Etat et agents contractuels.
  • Le taux de féminisation du personnel militaire s’élève à 15,1 % et celui du personnel civil à 37,9 %.
  • Auparavant rattachée à la Défense, la gendarmerie est placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur depuis le 1er janvier 2009.

 

Avant 2015 : réduire les effectifs, professionnaliser

La fin du service militaire obligatoire, en 2002, et la professionnalisation totale des armées qui l’a accompagnée avaient entraîné une importante vague de recrutement de personnels militaires, à plus de 30 000 par an. En juillet 2008, un « plan de modernisation de la Défense » prévoyait la suppression de 54 000 emplois jusqu’en 2015 :

  • l’armée de terre devait perdre 26 500 personnels et 20 régiments,
  • l’armée de l’air, 15 000 personnels et 8 bases aériennes,
  • et la marine 6 000 personnels et une base aéronavale.

Tous les départs ne devaient pas être remplacés. En 2011, 17 170 militaires avaient été recrutés, mais 20 473 avaient quitté le ministère, et 19 660 en 2012. Parallèlement, 3 538 civils avaient quitté définitivement le ministère.

Publié en 2013, le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale définit un nouveau modèle d’armée, adapté aux ambitions, au contexte stratégique et à la mauvaise santé des finances publiques. Ce nouveau modèle est traduit en moyens concrets dans la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, votée par la représentation nationale. Et s’inscrit toujours dans le mouvement de baisse des effectifs militaires.

Le ministère de la Défense devait ainsi réduire ses effectifs d’environ 34 000 postes (10 175 au titre de la LPM 2009-2014 et 23 500 au titre de la LPM 2014-2019). Ces coupes doivent toutefois préserver les forces opérationnelles, insistait Jacques Feytis, DRH du ministère de la Défense. De son côté, Fréderic Servera, DRH de l’armée de terre, rappelait que « l’engagement sur le terrain est extrêmement physique ». Aussi, « La jeunesse est essentielle » à l’armée de terre. Comme l’écrit un journaliste des « Echos », l’enjeu était de « faire maigrir le mammouth, sans l’affaiblir » (« les Echos », 11 novembre 2014).

 

Programmation militaire à venir

L’armée en 2017 : drônes, nucléaire et PIB

La commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, présidée par Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre (Les Républicains, Vienne), prépare la prochaine programmation militaire. Plusieurs rapports d’information seront publiés d’ici juin. Ils porteront sur :

« Les drones dans les forces armées »

Les drones, déjà indispensables pour les armées, le seront toujours davantage dans les années à venir, dans les airs, sur la terre et en mer. Ce rapport mettra en lumière les enjeux opérationnels, éthiques, mais aussi économiques et de souveraineté, conduisant à prôner la mise en place d’une véritable stratégie militaire et industrielle des drones à l’échelle française et européenne.

« La modernisation de la dissuasion nucléaire »

Est-il légitime à l’heure des restrictions budgétaires  d’engager les importants crédits que requiert la modernisation de la dissuasion nucléaire ? Qu’apporte-t-elle à la sécurité de notre pays, quand la première menace semble être le terrorisme ? Répondre sans tabou à ces questions est le but de ce rapport d’information, alors que la France devra faire face, dans les années à venir, à un nouveau cycle de renouvellement de ses moyens nucléaires.

« Vers les 2% du PIB pour la défense »

L’irruption du terrorisme sur notre sol est une rupture stratégique qui aura des effets de long terme. Le durcissement des menaces intérieures et extérieures impose de rehausser les ressources consacrées à la défense, alors que la demande de sécurité constitue une priorité forte pour les citoyens. Pourquoi viser 2 % du PIB pour la défense ? Ce chiffre, introduit par le Sénat comme un objectif à atteindre dès la loi de programmation militaire de décembre 2013, est aussi un engagement des 28 États membres de l’Otan, en septembre 2014, au sommet de Newport. Que recouvre-t-il exactement ? L’objet de ce rapport est d’expliquer en quoi « 2% du PIB » sont un socle indispensable – et un minimum – pour la sécurité et la défense nationales.

Source : Sénat, Commission des affaires étrangères

 

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L.Martin • 19/11/2014

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