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« J’ai réussi le concours d’inspecteur du travail » – Fonction publique

Achat Getty - Libre de droit ©  Getty Images

Dans notre série « Les concours racontés par les candidats », Alexandre Bizeul, inspecteur du travail à Paris, nous explique, avec ses mots, comment cela se passe. Tout simplement.

[Mise à jour : 21/09/2015]Alexandre Bizeul est inspecteur du travail à l’unité territoriale de Paris, direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi d’Ile-de-France (DIRRECTE (1)).

Les 3 grandes missions de l’inspecteur du travail

Comme ses collègues, Alexandre a 3 grandes missions :

  • contrôler l’application du droit du travail (code du travail, conventions et accords collectifs) dans tous ses aspects : santé et sécurité, fonctionnement des institutions représentatives du personnel (comité d’entreprise, délégués du personnel,…), durée du travail, contrat de travail, travail illégal…
  • conseiller et informer les employeurs, les salariés et les représentants du personnel sur leurs droits et obligations,
  • faciliter la conciliation entre les parties, notamment lors des conflits collectifs.

Le concours : 4 épreuves avant le grand oral

Mais pour devenir inspecteur du travail, il faut passer un concours. Alexandre nous explique :

« J’ai passé le concours externe d’inspecteur du travail en 2012, accessible à bac +3. II existe aussi un concours interne et un concours accessible aux personnes ayant huit années d’expérience. Avant de me présenter au concours, j’ai suivi un Master de droit (bac +5), mais d’autres candidats ont suivi des études en histoire-géographie ou encore en économie. Les profils sont variés ! L’écrit au concours a lieu en janvier.

Il y a 4 épreuves d’admissibilité :

  1. une épreuve de culture générale,
  2. une épreuve portant sur le droit du travail,
  3. une épreuve optionnelle entre droit privé, droit public, économie ou sciences,
  4. et un dossier, avec des questions portant sur les conditions de travail, l’ergonomie, etc.

Si l’on est admissible, le grand oral se déroulera quatre à cinq mois plus tard. Avec des questions sur l’une des options non choisies lors de l’écrit et une épreuve en langue étrangère.

En juillet, si l’on est admis, on est immédiatement affecté dans une direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE), en fonction de nos vœux formulés.

Une formation rémunérée

Commence alors une formation de 15 mois, avec des modules pédagogiques et des stages, à l’issue de laquelle on est titularisé, c’est-à-dire que l’on devient fonctionnaire. Puis, « nous recevons une formation complémentaire de 3 mois portant sur le secteur dans lequel nous avons choisi de travailler : le champ emploi ou le champ travail. Pendant cette formation, on est rémunéré 1 500 euros par mois, plus des indemnités de stages. »

Repère : réforme en cours

Des pouvoirs renforcés pour l’Inspection du travail

Depuis un décret de mars 2014, des petites unités de contrôle spécialisées ont été créées en région pour mieux lutter contre le travail illégal oufaire face à des risques graves comme l’amiante. La réforme de 2014 vise à mieux coordonner le travail collectif des agents de contrôle, au sein de nouvelles « unités de contrôle ». De manière générale, l’un des objectifs est de renforcer les pouvoirs de l’Inspection du travail « pour élargir la possibilité d’arrêter des situations dangereuses ou encore prononcer des sanctions administratives et financières contre des employeurs qui ne respectent pas le droit du travail ». Les 1 400 contrôleurs du travail vont devenir « inspecteurs du travail » (540 emplois transformés sur trois ans, jusqu’en 2015). [Source : communiqué du ministère].

Pour aller plus loin

Notes

Note 01 – Créées en 2010, les DIRRECTE sont construites autour d’un niveau de pilotage régional, avec des Pôles 3E (Economie, Entreprises, Emploi), T (politiques du Travail) et C (Concurrence, Consommation, Répression des fraudes et Métrologie) et d’un niveau de mise en œuvre des politiques départemental, au plus près des usagers, autour d’unités territoriales. - Retour au texte

L.Martin • 09/09/2014

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