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« J’ai réussi le concours de l’agrégation »

salaun-concours-agregation-sport ©  DR

Mathieu a préparé l’agrégation tout en exerçant son métier de professeur d’éducation physique et sportive… Des mois « éreintants », mais « il ne faut pas lâcher prise! » Qu’est-ce qui lui a donné la force ? Récit.

Mathieu Salaün, professeur d’éducation physique et sportive à Rennes : « C’est en 6e, après mon premier cours d’éducation physique et sportive, que j’ai su que je voulais être prof d’EPS. Ce cours dispensé par mon jeune professeur changeait des balles aux prisonniers que l’on faisait en primaire. Et à l’époque, j’étais déjà fan de sports, je faisais de la natation, du tennis, de la gymnastique et du football.

Un bac Staps et une idée fixe

J’ai donc choisi un bac scientifique, car m’étant renseigné sur les disciplines enseignées en sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) et je savais qu’il y avait de l’anatomie, de la physiologie et de la biomécanique, qui requièrent des notions de mathématiques et de sciences physiques au programme de la terminale S.

En septembre 2004, je suis entré en licence à la faculté de Rennes, avant d’intégrer l’institut universitaire de formation des maîtres (IUFM)[Aujourd’hui, les professeurs sont formés dans les ESPE, NDLR). J’ai réussi le concours et je suis devenu enseignant-stagiaire.

Après l’année de stage et l’obtention de mon certificat d'aptitude au professorat d'éducation physique et sportive (CAPEPS), j’ai été titularisé et muté à l’académie de Versailles, où j’ai enseigné pendant 5 ans.

Mon objectif professionnel a toujours été de devenir formateur, à la faculté ou dans une ESPE.

Aujourd’hui, j’exerce mon métier à Rennes. Mais mon objectif professionnel a toujours été de devenir formateur, à la faculté ou dans une ESPE [Ecole supérieure du professorat et de l’éducation, lire notre article sur ces écoles qui forment les enseignants]. Il faut répondre à une offre en envoyant CV et lettre de motivation. Si l’on est retenu, on est auditionné par le directeur de l’UFR et un jury. Et pour être sélectionné, il est préférable d’avoir l’agrégation.

C’est donc très tôt dans ma carrière que j’ai su que j’allais préparer le concours de l’agrégation, sachant que plus on attend, plus on perd les automatismes d’écriture acquis pendant notre formation initiale.

Quelle agrégation pour les profs d’EPS ?

Je l’ai passé durant l’année scolaire 2012-2013, en interne. Ce concours comprend une épreuve d’admissibilité composée de deux dissertations de 6 heures chacune, sur l’histoire du sport et de l’EPS, et sur l’enseignement. Si on est admissible, l’épreuve d’admission est organisée sur deux jours, un pour chaque épreuve.

La première épreuve consiste à proposer des séquences d’enseignement pour une classe dans une activité à partir d’un dossier d’une centaine de pages, tiré au sort. La préparation dure 5 heures, l’oral 20 minutes, et l’entretien 40 minutes.

La seconde épreuve, sur une journée, est composée, le matin, d’une performance physique à réaliser dans une activité de notre choix, parmi 10 propositions. J’avais choisi la natation. Ensuite, le jury nous donne un thème et il faut concevoir en 10 minutes un entraînement de 20 minutes. L’après-midi, j’ai eu une question en lien avec l’enseignement de la natation portant sur un problème concret rencontré par les élèves dans cette activité.

L’année de préparation est rude : il faut à la fois préparer un concours et continuer à exercer son métier avec sérieux. L’important est de se construire des routines permettant de dégager du temps pour le concours. J’ai fait le choix de travailler jusqu’à 19 heures pour mon établissement (préparation des cours, etc.), de me consacrer à mes loisirs sportifs de 19 heures à 21 heures, puis de 21h à minuit, à la préparation du concours. Le samedi et le dimanche étaient également réservés à l’agrégation.

L’année de préparation est rude : il faut à la fois préparer un concours et exercer son métier avec sérieux.

Il s’agit d’une année éreintante, mais la réussite ne peut s’envisager sans un investissement à 100 % dans le concours. Même s’il n’est pas aisé d’obtenir l’agrégation dès la première tentative, il ne faut jamais lâcher prise et préparer avec rigueur l’ensemble des travaux qui nous sont demandés au sein de la formation (devoirs, écrits blancs sur table le samedi matin, simulations d’oraux).

Il faut également savoir s’entourer et s’accorder quelques moments de détente afin d’éviter le « burn out ». Trouver cet équilibre entre travail et relâchement m’a permis de persévérer et d’obtenir le concours du premier coup.

Et bientôt prof à l’université…

Ce que m’a apporté l’agrégation ? Outre une augmentation de salaire de 200 à 300 euros par mois selon les échelons, mon emploi du temps a été allégé de quelques heures, afin que je puisse remplir d’autres tâches dépassant l’enseignement de l’EPS, comme être un professeur moteur de la discipline au sein de mon établissement ou m’engager dans des projets interdisciplinaires, mais rien ne m’y contraint. Aujourd’hui, j’ai déposé des candidatures pour devenir formateur à l’université. Je suis en train de passer les entretiens… »

 

L.Martin • 09/11/2015

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